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Formation

Formation Travail en Équipe et Coopération

Le travail en équipe est la façon dont plusieurs personnes coordonnent leurs tâches, partagent l'information et s'entraident pour atteindre un résultat commun. La formation travail en équipe Movea développe les compétences de coopération de chaque collaborateur : situer son rôle, informer, demander et relancer, s'entraider, contribuer en réunion et traiter un désaccord avec un collègue. Deux jours en intra-entreprise, en présentiel ou en visio, pour une équipe ou un groupe issu de plusieurs services.

Animée par un formateur du réseau Movea · Mise à jour le

Qualiopi2 jours, 14 heuresPrésentiel · Distanciel · Intra-entrepriseJusqu'à 12 personnes1 980 € HT / jour

L'essentiel

  • Chaque collaborateur s'entraîne à rédiger une demande complète, à appeler à l'aide avant l'échéance et à dire à un collègue, faits à l'appui, ce qui le gêne.
  • La session peut réunir une seule équipe ou des collègues de plusieurs services qui travaillent sur les mêmes dossiers, y compris à distance.
  • Deux journées intra pour douze collaborateurs au plus, sur le site de l'entreprise comme en classe virtuelle, pour un prix de groupe de 3 960 € HT que l'OPCO peut financer.
  • Chacun repart avec son mode d'emploi de travail, ses formulations de demande et de relance, et des engagements personnels relus lors du suivi à froid.

Le déroulé pédagogique

01

Jour 1 : Son rôle dans l'équipe et la communication de travail

  • Module 1
    Rôles, interdépendances et attentes réciproques

    Chaque participant décrit son poste : ce que les autres attendent de lui, ce qu'il attend d'eux, les dossiers où son travail dépend de celui d'un collègue. Le groupe compare ces descriptions et repère les écarts de perception sur qui fait quoi et qui décide. Le module s'appuie sur la distinction entre groupe de travail et équipe du guide re:Work publié par Google.

  • Module 2
    Informer, demander, relancer : la communication de travail au quotidien

    Les participants s'entraînent à formuler une demande complète : le contexte, le résultat attendu, l'échéance, la personne qui décide. Ils choisissent le canal selon l'urgence et le niveau de détail, et apprennent à relancer de façon factuelle, avec une date. Les exercices partent des messages et des demandes réels recueillis au cadrage.

  • Module 3
    Contribuer en réunion : écouter, reformuler, faire avancer la décision

    Le module travaille la place de chacun en réunion : préparer son point, donner son avis au bon moment, écouter jusqu'au bout et reformuler avant de répondre. Les participants apprennent à faire préciser en fin de réunion la décision prise, son responsable et son échéance. Les réunions récurrentes que vivent les participants chaque semaine servent de matière aux exercices.

02

Jour 2 : Coopérer, s'entraider et traiter les désaccords

  • Module 1
    Coopérer entre services et en transverse

    Les participants analysent une demande transverse qui a bloqué : qui attendait quoi, à quel moment l'information s'est perdue, ce qui aurait débloqué la situation. Ils travaillent la demande d'aide, la proposition d'aide et le signalement précoce d'une difficulté, en s'appuyant sur ce qu'Amy Edmondson a montré de la sécurité psychologique. Un groupe issu de plusieurs services travaille sur ses interfaces réelles.

  • Module 2
    Traiter un désaccord avec un collègue

    Les participants s'entraînent à dire à un collègue ce qui gêne en trois temps, selon la trame SBI : le moment exact, le comportement du collègue, ses conséquences, puis une demande claire. Ils apprennent aussi à recevoir un retour : écouter, reformuler, poser une question avant de se justifier. Chaque échange se joue en binôme, puis se débriefe en groupe.

  • Module 3
    Travail en équipe hybride ou à distance et plan d'action individuel

    Le module fixe les règles qui rendent la coopération possible à distance : disponibilité affichée, canal selon l'urgence, délais de réponse, avancement visible pour les collègues. Chaque participant rédige son mode d'emploi de travail et le présente au groupe. Chacun clôt la session en écrivant son plan d'action individuel, que l'on reprendra au suivi à froid pour voir quelles pratiques de coopération ont pris.

Objectifs pédagogiques

  • Situer son rôle, ses interdépendances et les attentes réciproques avec ses collègues et les services voisins
  • Formuler une information, une demande ou une relance claire, avec le bon canal et une échéance
  • Contribuer en réunion : donner son avis, reformuler et faire préciser ce qui est décidé, par qui et pour quand
  • Solliciter de l'aide et offrir la sienne à temps, et signaler une difficulté avant l'échéance
  • Dire à un collègue ce qui pose problème avec la méthode SBI et conclure sur une demande précise
  • Appliquer des règles de coopération adaptées au travail hybride et à distance : disponibilité, canaux, délais de réponse

Public et prérequis

  • Collaborateurs de toutes fonctions qui travaillent au quotidien avec des collègues, un manager et d'autres services
  • Groupes de collaborateurs issus de plusieurs équipes ou services qui coopèrent sur des dossiers communs
  • Membres d'équipes projet ou transverses qui travaillent ensemble sans lien hiérarchique
  • Salariés en équipe hybride ou à distance, qui se coordonnent surtout par écrit et en visio
  • Nouveaux arrivants qui prennent leur place dans un collectif de travail existant

Conditions pratiques et tarif

Récapitulatif de la Formation Travail en Équipe et Coopération
Durée2 jours, 14 heures
ProgrammeJour 1 : Son rôle dans l'équipe et la communication de travail ; Jour 2 : Coopérer, s'entraider et traiter les désaccords
FormatIntra-entreprise, dans vos locaux ou en visio, jusqu'à 12 personnes
PrérequisAucune condition d'entrée : la formation s'adresse à tout collaborateur qui travaille avec d'autres, et un collaborateur en situation de handicap bénéficie, sur demande, d'adaptations pour ces deux journées de coopération.
AnimationUn formateur du réseau Movea, désigné au cadrage
Tarif3 960 € HT les deux jours (1 980 € HT par jour)
ObjectifSituer son rôle, ses interdépendances et les attentes réciproques avec ses collègues et les services voisins
FinancementOPCO jusqu'à 100 % du coût pédagogique, ou budget formation de l'entreprise
Format individuelCoaching one to one en travail en équipe, même tarif journalier, durée à la carte
Intervenants

Qui anime cette formation

La formation travail en équipe est confiée à un formateur que Movea choisit dans son réseau au moment du cadrage, en fonction du contexte de l'équipe ou des services réunis. Il construit les jeux de rôle à partir des points de friction relevés à cette étape, entre collègues et entre services : demandes transverses qui bloquent, circuits de validation, réunions communes. L'entreprise connaît son nom et son parcours dès le cadrage.

Questions fréquentes

Quel est le programme des deux journées de travail en équipe ?
Jour 1, « Son rôle dans l'équipe et la communication de travail » : rôles, demandes et réunions. Jour 2, « Coopérer, s'entraider et traiter les désaccords » : coopération entre services, désaccord avec un collègue, travail hybride. Les deux journées peuvent tomber dans deux semaines différentes si l'organisation des services le demande.
Jusqu'à combien de collaborateurs une session de travail en équipe peut-elle réunir ?
Douze au plus, qu'ils viennent d'une même équipe ou de plusieurs services. Avec ce plafond, chacun joue en binôme une demande transverse et un désaccord avec un collègue, puis en reçoit un retour précis.
Qui anime cette formation ?
Movea confie la session à un formateur de son réseau, qui en compte douze, choisi au cadrage selon la situation de votre équipe ou des services concernés ; vous recevez alors son nom et son parcours.
Combien coûte la formation travail en équipe, et qui la finance ?
Pour le groupe de collègues, qu'il vienne d'un service ou de plusieurs, les deux journées de coopération reviennent à 3 960 € HT, chacune étant facturée 1 980 € HT. La part remboursée par l'OPCO dépend de la branche et de l'effectif, et peut atteindre la totalité du coût pédagogique ; pour une entreprise de moins de cinquante salariés, les fonds du plan s'ajoutent aux possibilités. Sinon, c'est le budget formation de l'entreprise qui couvre la session. Movea prépare la demande avec votre service RH, convention, programme et attestations Qualiopi compris.
Peut-on travailler la coopération en accompagnement individuel ?
Oui. Un collaborateur peut travailler seul sa façon de coopérer, en coaching one to one pour 1 980 € HT la journée et une durée à la carte. Pour installer les mêmes pratiques chez plusieurs collègues, la session collective reste plus efficace.
Combien de semaines prévoir avant une session de travail en équipe ?
Il faut prévoir 4 à 6 semaines. Movea vous adresse le devis sous 24 heures ouvrées ; la réponse de l'OPCO prend ensuite 5 à 15 jours dans la plupart des cas, et le cadrage 3 à 4 semaines, le temps de relever les demandes transverses, les réunions et les désaccords que le groupe travaillera.
Quelles sont les compétences du travail en équipe ?
Les compétences du travail en équipe sont les savoir-faire qui permettent à un collaborateur de coopérer avec ses collègues : situer son rôle et celui des autres, partager l'information utile, formuler une demande claire, tenir ses engagements, demander et proposer de l'aide, contribuer en réunion, exprimer un désaccord à partir de faits. Dans son projet Aristotle, Google compte la fiabilité parmi les cinq dynamiques des équipes efficaces : ce qu'un membre annonce, il le fait. Ces compétences s'acquièrent en s'exerçant sur des cas réels.
Travail en équipe ou cohésion d'équipe : quelle différence ?
La cohésion d'équipe se travaille avec une équipe constituée et son manager quand le collectif se grippe, pour poser un diagnostic commun puis écrire ses règles et sa charte. La formation travail en équipe développe les compétences de coopération de chaque collaborateur : informer, demander, s'entraider, contribuer en réunion, traiter un désaccord avec un collègue. Elle peut réunir des collaborateurs venus de plusieurs équipes. Les deux formations se complètent.
Peut-on réunir des collaborateurs de services différents ?
Oui. La formation travail en équipe convient à un groupe de collaborateurs issus de plusieurs équipes ou services, dans la limite de douze personnes. Au cadrage, Movea relève les points de contact entre ces services : demandes transverses, circuits de validation, réunions communes. Les exercices portent sur ces interfaces et font travailler ensemble des collègues qui coopèrent au quotidien.
Comment bien travailler en équipe à distance ?
Quelques règles explicites aident : afficher ses plages de disponibilité, choisir ensemble le canal adapté à chaque niveau d'urgence, fixer un délai de réponse, rendre l'avancement de son travail visible pour les collègues et tenir des réunions avec un ordre du jour et un animateur désigné. Google, dans son guide re:Work, recommande ces deux dernières pratiques. Selon la Dares, en 2024, le télétravail est habituel pour 16 % des salariés et occasionnel pour 9 %. En formation, chaque participant rédige son mode d'emploi de travail, pour que ces règles soient connues de ses collègues.
La coopération se travaille-t-elle aussi en classe virtuelle ?
Oui. Apports, exercices et jeux de rôle fonctionnent en classe virtuelle, et une équipe hybride y pratique la coopération dans ses vraies conditions de travail à distance. Le choix du format se fait au cadrage.
Comment Movea évalue-t-il les acquis en coopération ?
Au dernier jour, un questionnaire recueille les acquis de chaque participant et son avis sur la formation ; le formateur y joint ses observations des jeux de rôle en binôme. Un trimestre plus tard, le suivi à froid examine quelles pratiques de coopération chacun a conservées avec ses collègues.
Les collaborateurs peuvent-ils utiliser leur CPF ?
Non. Cette session intra est financée par l'entreprise, avec l'appui éventuel de son OPCO ; le CPF ne concerne pas ce format.

Ce que la formation travail en équipe développe chez chaque collaborateur

Le travail en équipe est la façon dont plusieurs personnes coordonnent leurs tâches, partagent l'information et s'entraident pour atteindre un résultat qu'aucune n'obtiendrait seule. Une formation travail en équipe développe les compétences de coopération de chaque collaborateur : situer son rôle, informer, demander, aider, contribuer en réunion et traiter un désaccord avec un collègue.

Trois séries de chiffres décrivent la coopération au travail aujourd'hui.

  • En Europe, travailler en équipe est la règle : 59 % des travailleurs de l'Union font partie d'équipes qui se partagent des tâches et organisent elles-mêmes leur travail, et 73 % des salariés disent pouvoir compter sur leurs collègues. Eurofound a publié ces résultats le 14 avril 2026, à partir de 36 644 entretiens menés dans 35 pays pour son enquête 2024 sur les conditions de travail.
  • En France, les tensions entre collègues reculent : 18 % des salariés en vivent en 2024, contre 23 % en 2016, et 9 % disent ne pas recevoir d'aide de leurs collègues. Ces chiffres sont ceux de la Dares, dans l'édition 2024-2025 de son enquête nationale, parue le 9 septembre 2026.
  • Selon la même source, près d'un salarié sur quatre (24 %) ne se sent pas membre d'une équipe, soit quatre points de mieux qu'en 2016, et près d'un sur cinq (19 %) n'a pas l'occasion de discuter en groupe de l'organisation du travail.

La majorité des salariés européens travaillent donc en équipe, et les relations entre collègues progressent en France. Un salarié sur quatre ne se sent pourtant membre d'aucune équipe, et près d'un sur cinq vit des tensions avec ses collègues. La formation travail en équipe agit sur la part de la coopération qui dépend de chacun : se situer, demander, aider, contribuer, traiter un désaccord. Elle s'adresse aux collaborateurs eux-mêmes, y compris en groupes issus de plusieurs équipes. Le fonctionnement d'une équipe avec son manager se travaille dans une autre formation, la cohésion d'équipe. Les deux journées de Movea partent des propres dossiers des collaborateurs.

Les signes d'une coopération qui freine le travail

Le besoin se voit quand la coopération de tous les jours ralentit le travail. Ces situations reviennent souvent :

  • des demandes entre services qui restent sans réponse, ou qui arrivent par plusieurs canaux en même temps ;
  • du travail fait en double, ou refait parce qu'une information n'a pas circulé ;
  • des difficultés signalées la veille d'une échéance, parce que la demande d'aide est venue trop tard ;
  • des réunions où une partie des participants ne prend jamais la parole, puis découvre les décisions dans le compte rendu ;
  • en équipe hybride, des collègues à distance qui apprennent les décisions après les autres, ou des nouveaux arrivants qui ne savent pas à qui s'adresser.

D'autres situations appellent une autre réponse. Pour une tension installée entre deux personnes, mieux vaut la formation gestion des conflits, qui enseigne la médiation simple. Quand c'est toute une équipe qui se grippe, la formation cohésion d'équipe la fait travailler avec son manager, à partir d'un diagnostic collectif. Le questionnaire de cohésion en ligne aide à faire le point avant de choisir.

Ces signes guident le cadrage. Après un échange avec le commanditaire, les futurs participants sont invités à fournir des exemples concrets : une demande transverse restée bloquée, une réunion récurrente, un échange écrit qui a mal tourné, un désaccord avec un collègue, une organisation hybride qui patine. Les exercices de la session sont bâtis sur ces exemples.

Les compétences du travail en équipe

Google présente son projet Aristotle dans le guide re:Work, qui oppose deux formes de collectif. Le groupe de travail rassemble des personnes peu dépendantes les unes des autres, qui suivent la hiérarchie et se réunissent surtout pour s'informer. L'équipe, au contraire, est fortement interdépendante : elle planifie, résout des problèmes, décide et suit ensemble l'avancement d'un projet. Ses membres ne peuvent pas faire le travail les uns sans les autres. En étudiant 180 de ses équipes, Google a constaté que la façon dont les membres coopèrent compte davantage que leurs profils.

Cette interdépendance demande des compétences que chaque collaborateur peut travailler.

  • Situer son rôle. Savoir ce que les autres attendent de soi, ce que l'on attend d'eux et qui décide sur chaque dossier.
  • Informer. Faire passer l'information utile à la bonne personne, au moment où elle en a besoin.
  • Demander et relancer. Formuler une demande complète, avec le contexte, ce que l'on attend précisément et la date limite, puis relancer au jour convenu.
  • Tenir ses engagements. Le guide re:Work place la fiabilité parmi les cinq dynamiques des équipes efficaces : quand un membre de l'équipe annonce qu'il fera quelque chose, il le fait. Prévenir dès qu'une date ne pourra pas être tenue en fait partie.
  • S'entraider. Appeler à l'aide pendant qu'il est encore temps, et proposer la sienne à un collègue en difficulté.
  • Contribuer en réunion. Préparer son point, donner son avis, écouter jusqu'au bout et reformuler avant de répondre.
  • Traiter un désaccord. Le dire à la personne concernée, à partir de faits, et conclure sur une demande.

L'esprit d'équipe se voit dans ces gestes du quotidien. Ils se travaillent dans l'équipe et avec les collègues des autres services. Eurofound observe que le travail en équipe crée un climat d'entraide, mais aussi qu'il a un coût : des journées qui s'allongent, surtout pour qui appartient à plusieurs équipes, et un rythme de travail plus intense. Coopérer en transverse suppose donc aussi de hiérarchiser ses tâches et d'annoncer tôt ce qui ne pourra pas suivre. La formation gestion du temps approfondit ce volet.

Demander de l'aide et la sécurité psychologique selon Amy Edmondson

Amy Edmondson étudie le comportement organisationnel à Harvard. En 1999, elle publie dans Administrative Science Quarterly une étude menée auprès de 51 équipes de travail dans l'industrie. Elle y décrit la sécurité psychologique comme une conviction que partagent les membres d'une équipe : on peut y prendre des risques dans les relations sans en être pénalisé. Ce climat favorise des comportements par lesquels l'équipe apprend, et ces comportements soutiennent ses résultats.

Ces comportements sont individuels : solliciter un avis sur son travail, partager ce que l'on sait, appeler à l'aide, reconnaître une erreur, tester une autre façon de faire. Edmondson note qu'ils exposent celui qui s'y risque, parce qu'ils peuvent écorner l'image qu'il donne de lui. Beaucoup hésitent alors à signaler leurs erreurs ou à demander du soutien, même quand l'équipe y gagnerait.

Dans son guide re:Work, Google rapporte trois gestes qu'Edmondson propose à chacun pour construire ce climat : présenter le travail comme un sujet d'apprentissage, reconnaître que l'on peut se tromper, se montrer curieux et poser beaucoup de questions. Chaque membre de l'équipe peut les pratiquer, quel que soit son poste.

L'entraide compte aussi pour la santé au travail. Dans le modèle de Karasek, que présente l'INRS, le soutien social désigne l'aide et la reconnaissance du travail apportées par les collègues et la hiérarchie. Un soutien social faible fait partie des situations à risque pour la santé des salariés. Selon l'INRS, les facteurs de risques psychosociaux peuvent se compenser : des exigences élevées pèsent moins avec un soutien social de bonne qualité.

En formation, les participants s'exercent à demander de l'aide tôt, avec une demande précise, et à signaler une difficulté avant l'échéance. Ils s'exercent aussi à recevoir une demande : écouter, reformuler, dire ce qu'ils peuvent faire et dans quel délai. Pour une équipe entière accompagnée de son manager, ce cadre se construit dans la formation cohésion d'équipe ; les habitudes de manager qui favorisent ce climat sont décrites dans un billet du blog consacré au feedback.

Coopérer en équipe hybride ou à distance

Le télétravail fait désormais partie du paysage. D'après la Dares, 16 % des salariés le pratiquent habituellement en 2024 et 9 % de façon ponctuelle, des proportions qui montent à 44 % et 20 % chez les cadres. Au niveau européen, Eurofound relève que six travailleurs sur dix partagent leur temps entre plusieurs lieux de travail.

À distance, la coopération passe surtout par l'écrit et la visio. Ce qui se réglait à la machine à café doit être dit, écrit ou planifié. Quatre pratiques se travaillent en formation.

  • Afficher sa disponibilité. Ses plages de concentration, ses jours sur site, le moyen de le joindre en cas d'urgence.
  • Se mettre d'accord sur les canaux et les délais. L'équipe décide quel canal sert à quoi et dans quel délai on répond. Chacun applique ces règles et les rappelle quand elles glissent.
  • Rendre son travail visible. Le guide re:Work recommande des plans de projet concrets, qui rendent visible le travail de chacun. À distance, un point d'avancement partagé limite les relances.
  • Tenir des réunions qui servent. Le même guide recommande des réunions avec un ordre du jour clair et un animateur désigné. La grille en quatre questions sert à vérifier qu'une réunion s'impose, et à proposer une contribution écrite dans le cas contraire.

Le dossier Movea consacré à la cohésion décrit ce que le télétravail change pour le collectif et les rituels que les équipes recréent à distance. La formation travail en équipe outille chaque collaborateur pour proposer ces règles, les appliquer et les faire vivre avec ses collègues.

Le mode d'emploi de travail et la méthode SBI, deux exercices de la session

Ces deux exercices reprennent, en les adaptant au travail de chacun, des ateliers présentés dans les dix exercices de cohésion du blog.

Un mode d'emploi personnel pour se coordonner au quotidien. Chaque participant prépare une fiche d'une page en cinq rubriques : les moments où il a besoin de calme pour se concentrer, la façon de le joindre selon l'urgence, les conditions qui l'aident à travailler, ce qui le freine, la manière dont il aime recevoir un retour. Pendant la séance, chaque fiche est présentée en trois minutes, et chaque collègue peut poser une seule question. Google conseille la même pratique dans re:Work : partager ses préférences de travail et inviter les autres à faire de même. Dans un groupe issu de plusieurs services, les fiches servent à repérer les écarts d'usage entre services : canaux, délais, moments où l'on peut être dérangé. Un piège guette : transformer la fiche en étiquette. Elle décrit des préférences qui changent avec le temps, et les règles de l'équipe s'appliquent à tous de la même façon.

La méthode SBI pour dire à un collègue ce qui gêne. Conçue au Center for Creative Leadership, la méthode SBI tient en trois mots : situation, comportement, impact. Entre collègues, elle ancre le retour dans un fait précis et daté. Un exemple : « Mardi, pour le devis envoyé au client, j'ai reçu tes chiffres à 17 h pour un envoi prévu à 18 h. Je n'ai pas eu le temps de les vérifier. Pour les prochains devis, est-ce qu'on peut fixer la remise des chiffres à la veille ? » La demande finale transforme le retour en accord de travail. Le Center for Creative Leadership suggère d'y ajouter une question sur ce que l'autre cherchait à faire, pour ouvrir le dialogue. En session, chaque participant prépare par écrit un retour sur une situation réelle, le donne en binôme, puis reçoit celui de son binôme. La personne qui reçoit le retour reformule et pose une question avant de se justifier. L'article Movea sur le feedback constructif détaille la méthode. Pour un désaccord chargé d'émotion, mieux vaut l'OSBD de Marshall Rosenberg, travaillée dans la formation communication non violente.

Comment se passent les deux journées de coopération

Jusqu'à douze collaborateurs, d'une même équipe ou de plusieurs services qui travaillent ensemble, se retrouvent pendant deux journées, sur site ou à distance. Pour un collaborateur seul, ce travail existe aussi en coaching individuel.

Les exercices viennent des exemples recueillis au cadrage. Les deux journées font alterner apports brefs, jeux de rôle en binôme, mises en situation et retours en groupe. Chaque participant repart avec son mode d'emploi de travail, ses formulations de demande et de relance, la trame SBI et son plan d'action personnel. Trois mois plus tard, un point à froid vérifie quelles habitudes de coopération ont résisté au quotidien.

Certaines difficultés de coopération viennent de l'organisation. D'après la Dares, un salarié sur trois estime manquer de collègues pour bien faire son travail. Effectifs, charge et outils relèvent d'autres décisions de l'entreprise ; le cadrage les signale au commanditaire.

Un collaborateur qui demande de l'aide plus tôt ou qui formule une demande complète change le travail de ses collègues. Former plusieurs personnes d'un même circuit aux mêmes pratiques change ce qui se passe entre les services. Pour d'autres besoins, consultez le catalogue des formations Movea.

Travail en équipe, cohésion ou communication interpersonnelle : laquelle choisir ?

Ces trois formations Movea portent sur la façon de travailler avec les autres, pour des besoins différents. La formation travail en équipe développe les compétences de coopération de chaque collaborateur, y compris dans un groupe issu de plusieurs équipes. La formation cohésion d'équipe s'adresse à une équipe constituée et à son manager, quand le collectif se grippe. La formation communication interpersonnelle améliore la qualité des échanges en tête-à-tête ou en petit comité.

Coopération au quotidienCohésion d'une équipeÉchanges interpersonnels
Ce qui coinceDemandes transverses bloquées, informations qui se perdent, aide demandée trop tard, désaccords entre collègues, travail hybride mal coordonnéUn collectif qui se délite : réunions muettes, petits clans, frictions qui se répètent, équipe recomposée après une fusionDes malentendus fréquents et des échanges flous, entre collègues ou avec les clients
Ce que l'on travailleSon rôle, l'information, les demandes et relances, l'entraide, la contribution en réunion, le désaccord avec un collègueUn diagnostic commun, puis des règles et une charte décidées par l'équipeÉcouter à la manière de Carl Rogers, reformuler, ajuster son message à chaque profil grâce au DISC, soigner le non verbal
ParticipantsCollaborateurs de toutes fonctions, groupes multi-services, équipes projet ou hybridesL'équipe et son manager, récente ou sous tensionCadres et managers, conseillers clientèle, accompagnants, RH, commerciaux
Où lire la suiteCette pageCohésion d'équipeCommunication interpersonnelle

Tout dépend de ce qui doit changer. Des collaborateurs qui coopèrent mal entre eux ou entre services relèvent du travail en équipe. Une équipe et son manager qui doivent remettre à plat leurs règles communes relèvent de la cohésion d'équipe. Des échanges flous, entre collègues comme avec la clientèle, relèvent de la communication interpersonnelle. Pour animer soi-même des exercices en réunion, le blog Movea en propose dix dans son article consacré aux ateliers de cohésion.

Financer la formation travail en équipe

Que la session réunisse un seul service ou plusieurs, le prix de groupe reste de 1 980 € HT la journée, 3 960 € HT en tout. La part financée par l'OPCO varie avec la branche professionnelle et l'effectif ; le reste passe sur le budget formation ou sur les fonds propres. Le CPF ne finance pas ce format intra. Movea, certifié Qualiopi, monte avec vos RH le dossier OPCO, programme et convention inclus. La formation se tient chez vous, partout en France, ou à distance.

Les références citées sur cette fiche sont réunies en bas de page : la Dares et Eurofound pour les conditions de travail, l'INRS pour les risques psychosociaux, Amy Edmondson pour la sécurité psychologique, Google pour le projet Aristotle, et le Center for Creative Leadership pour la méthode SBI qui sert aux retours entre collègues.

Sources et références