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Formation

Formation Confiance en Soi en Milieu Professionnel

La confiance en soi en milieu professionnel est la capacité à prendre des décisions, à exprimer un avis et à s'engager sans se laisser bloquer par le doute ou le regard des autres. Movea forme cadres et managers en deux jours, en intra-entreprise, en présentiel ou en visio : travail sur l'estime de soi et l'affirmation de soi, puis plan d'action concret.

Animée par un formateur du réseau Movea · Mise à jour le

Qualiopi2 jours, 14 heuresPrésentiel · Distanciel · Intra-entrepriseJusqu'à 12 personnes1 980 € HT / jour

L'essentiel

  • Résultat recherché : tenir votre position dans les moments à enjeu, sans dureté et sans vous effacer.
  • Ancrage corporel, respiration, travail sur les croyances limitantes et méthode DESC composent le programme, bâti sur les quatre sources de confiance décrites par Albert Bandura.
  • Deux jours en intra (14 heures) réunissant 12 cadres ou managers au plus, sur place ou en visio, animés par l'un des formateurs Movea choisi au moment du cadrage.
  • Tarif : 3 960 € HT la session, soit 1 980 € HT la journée ; selon le secteur professionnel de l'entreprise et son nombre de salariés, l'OPCO peut couvrir le coût pédagogique jusqu'à 100 %.

Le déroulé pédagogique

01

Jour 1 : d'où vient la confiance, et ce qui la freine

  • Module 1
    Les sources de la confiance et leurs signes dans le corps

    Albert Bandura a décrit quatre sources qui nourrissent le sentiment d'efficacité personnelle ; le module part de ces sources. Les participants distinguent confiance en soi, estime de soi et affirmation de soi, puis observent comment le doute se lit dans le corps : la voix, le souffle, les réactions physiologiques. Ce repérage prépare le travail de régulation du deuxième jour.

  • Module 2
    Votre carte des situations de confiance et de doute

    Chacun dresse la liste de ses situations professionnelles, en séparant celles où la confiance est là de celles où le doute bloque l'action : réunion, entretien à enjeu, négociation salariale, candidature interne. La séquence reprend les cas notés pendant le cadrage, et cette carte sert de base aux exercices suivants.

  • Module 3
    Identification et requalification des croyances limitantes

    Les participants repèrent les croyances limitantes et les pensées automatiques qui les dévalorisent, avec des outils issus des thérapies cognitives et comportementales. Ils apprennent à les requalifier et à rassembler les preuves de leurs compétences, pour ne plus minimiser leurs réussites. Ce travail s'attaque aussi au syndrome de l'imposteur.

02

Jour 2 : corps, voix, DESC et préparation des moments critiques

  • Module 1
    Travail corporel, respiration et ancrage

    Entraînement aux techniques corporelles qui régulent les états physiologiques avant un moment à enjeu : respiration, ancrage, travail de la voix. Les participants pratiquent ces gestes en mise en situation, avec un retour individualisé du formateur. Objectif : des réflexes simples, disponibles juste avant d'entrer en réunion ou en entretien.

  • Module 2
    Méthode DESC, dire non et formuler un désaccord

    Avec la méthode DESC, les participants apprennent à exprimer un désaccord, à refuser ou à poser une limite. Les cas viennent du travail des participants, comme le recadrage d'un collaborateur, et chaque formulation reçoit un retour précis. Objectif : tenir sa position dans les échanges, sans dureté ni effacement.

  • Module 3
    Moments critiques et plan d'action personnel

    Chaque participant prépare mentalement ses moments critiques : réunion, présentation, entretien. Pour finir, chacun rédige un plan d'action personnel de 90 jours, qui planifie des expériences de réussite dosées sur les situations redoutées. Le suivi à froid, programmé trois mois plus tard, fait le bilan de ce qui s'est installé.

Objectifs pédagogiques

  • Distinguer confiance en soi, estime de soi et affirmation de soi
  • Identifier les croyances limitantes qui freinent sa prise de position au travail
  • Mobiliser des techniques corporelles d'ancrage et de respiration pour gagner en aisance
  • Tenir sa position dans les échanges sans dureté ni effacement
  • Construire un plan personnel de renforcement de la confiance à 90 jours
  • Préparer mentalement les moments critiques (réunion, présentation, entretien)

Public et prérequis

  • Cadres et managers qui taisent leur avis en réunion ou cherchent leurs mots devant un comité
  • Femmes cadres qui évoluent vers un poste de responsabilité élargie
  • Experts techniques à qui l'on confie des responsabilités managériales
  • Salariés en transition professionnelle ou en repositionnement

Conditions pratiques et tarif

Récapitulatif de la Formation Confiance en Soi en Milieu Professionnel
Durée2 jours, 14 heures
ProgrammeJour 1 : d'où vient la confiance, et ce qui la freine ; Jour 2 : corps, voix, DESC et préparation des moments critiques
Formatconfiance en soi en intra : vos locaux ou la visio, 12 personnes au plus
PrérequisAucun niveau particulier n'est demandé. Cette formation professionnelle ne remplace pas un accompagnement thérapeutique, plus adapté en cas de difficulté personnelle profonde. La formation est accessible en situation de handicap : signalez-le, et le cadrage prévoit les aménagements.
AnimationFormateur du réseau Movea, désigné au cadrage
Tarif3 960 € HT les deux jours (1 980 € HT par jour)
ObjectifDistinguer confiance en soi, estime de soi et affirmation de soi
FinancementOPCO selon la branche, ou budget formation
Format individuelCoaching one to one en confiance en soi, même tarif journalier, durée à la carte
Intervenants

Qui anime cette formation

Un formateur du réseau Movea anime cette formation. Movea le choisit au cadrage parmi ses douze intervenants, d'après les situations de doute que décrivent le commanditaire et les participants. Il construit les mises en situation sur ces cas (réunions à enjeu, entretiens, prises de poste) et donne à chacun un retour individualisé sur sa voix, son corps et ses formulations ; son nom vous est communiqué avant la session.

Témoignages

Ils ont suivi une formation Movea

Je n'osais plus prendre la parole devant mon directeur. Trois exercices simples d'ancrage corporel ont suffi à débloquer la situation, et le suivi à 90 jours fait la différence.
Anaïs M.
Responsable service client · Secteur assurance, Villeurbanne
Février 2025
Approche concrète sur la confiance en soi, sans recettes magiques. Le travail sur les croyances limitantes a été un déclic pour moi et pour deux collègues.
Julien K.
Manager équipe technique · Éditeur logiciels, Lyon
Mars 2025
Le formateur a su s'adapter aux situations très différentes des participants. La session est dense mais on en sort avec des outils opérationnels pour préparer les comités.
Camille R.
Directrice administrative · ETI industrielle, Auvergne-Rhône-Alpes
Janvier 2025

Avis recueillis par questionnaire après chaque session.

Questions fréquentes

Sur combien de jours s'étale la formation confiance en soi ?
Deux jours de sept heures : le premier explore les sources de la confiance et ce qui la freine ; le second passe au corps, à la voix, à la méthode DESC et à la préparation des moments critiques. Si l'activité l'exige, elles peuvent aussi être réparties sur deux semaines.
La formation confiance en soi accueille combien de participants ?
Douze au plus. Travailler la confiance suppose que chaque participant s'expose en mise en situation, sur ses propres moments de doute, et reçoive un retour individualisé sur sa voix, son corps et ses mots. Un groupe restreint garantit ce temps, et le climat de confiance nécessaire pour s'exposer devant les autres.
Qui anime la formation confiance en soi ?
Movea confie la formation à l'un des douze intervenants de son réseau, en fonction des situations de doute que votre équipe rencontre. Vous recevez le nom et le parcours du formateur avant la session.
Combien coûte une session confiance en soi, et qui la finance ?
Chaque journée est facturée 1 980 € HT pour tout le groupe, donc 3 960 € HT pour la session. L'OPCO peut couvrir jusqu'à la totalité de ce montant, selon le secteur professionnel et le nombre de salariés ; les fonds du plan supposent un effectif de moins de 50 salariés. Sans prise en charge, l'entreprise la règle sur son budget formation. Movea s'occupe avec vous du dossier OPCO et vous transmet convention, programme et documents Qualiopi.
Formation de groupe ou coaching individuel : que choisir pour la confiance ?
La formation se déroule en groupe, avec des temps individuels. Pour un besoin très personnel, comme une prise de poste redoutée, Movea propose un coaching one to one sur la confiance en soi, facturé lui aussi 1 980 € HT par jour, sur site ou en visio, dont la durée se fixe à la carte. Sur le blog Movea, Mathias Nizan compare les deux formats et propose cinq critères pour trancher.
Quelle différence avec la formation affirmation de soi ?
La formation confiance en soi agit sur ce que vous vous croyez capable de faire face à une situation précise. L'affirmation de soi, elle, porte sur ce que les autres voient : votre manière de dire non, de contredire ou de poser une limite. Les deux se complètent, et la méthode DESC fait le lien entre elles.
Dans quel délai organiser la formation confiance en soi ?
Comptez 4 à 6 semaines. Movea adresse son devis dans les 24 heures ouvrées ; la décision de l'OPCO tombe en général en 5 à 15 jours ; trois à quatre semaines de cadrage permettent ensuite de recueillir les situations de doute des participants.
Comment mesure-t-on les progrès en confiance en soi ?
Le questionnaire de fin de session mesure les acquis comme la satisfaction. Movea vérifie ensuite, au suivi à froid de trois mois, que chacun a mené ses expériences de réussite et pris la parole là où il se taisait.
À quoi reconnaît-on un manque de confiance en soi au travail ?
Chez les cadres, plusieurs signaux reviennent : préparer trois fois trop chaque dossier, minimiser chaque compliment, se taire en réunion malgré un avis tranché, demander une validation pour des décisions qui relèvent de son périmètre, éviter la négociation salariale ou toute prise de position publique. La formation les repère et les travaille un par un, sur les situations des participants.
Comment développer sa confiance en soi au quotidien ?
Trois pratiques travaillées en formation aident chaque jour : s'exposer par petites étapes aux situations redoutées, calmer son corps grâce à la respiration et à l'ancrage avant un moment à enjeu, et noter par écrit ses réussites pour ne plus les minimiser. La première repose sur ce que Bandura tient pour la principale source de confiance : réussir soi-même. Le plan personnel des trois mois suivants installe ces réflexes.
Peut-on financer la formation confiance en soi par le CPF ?
Pas dans ce format. Conçue sur mesure pour une entreprise et organisée en intra, l'OPCO peut la financer, ou l'entreprise la régler sur ses fonds formation ; aucun financement CPF n'est possible dans ce cas.
La formation aide-t-elle à dépasser le syndrome de l'imposteur ?
Une séquence lui est consacrée. Elle commence par nommer le mécanisme, mis en évidence en 1978 par Pauline Clance et Suzanne Imes. Les participants recensent ensuite les preuves de leurs compétences en revoyant la façon dont ils s'attribuent leurs réussites, puis s'exercent à repousser la rumination grâce à l'ancrage attentionnel. Le phénomène est courant : d'après l'étude Odoxa menée avec Kevin Chassangre et publiée en mars 2026, près d'un Français sur trois (32 %) le vit de façon régulière à intense. La revue de Bravata et de ses collègues, parue en 2020, n'a recensé aucune étude publiée sur un traitement ; la formation outille donc les participants sur leurs situations de travail.
La formation confiance en soi remplace-t-elle un accompagnement psychologique ?
Non. Il s'agit d'une action de formation professionnelle, qui travaille des compétences sur des situations de travail, sans visée thérapeutique. Le syndrome de l'imposteur, souvent abordé en session, n'est pas un trouble psychiatrique reconnu : la revue de Bravata et de ses collègues rappelle qu'il est absent du DSM comme de la CIM-10, tout en notant qu'il va souvent de pair avec la dépression et l'anxiété. Si le manque de confiance s'accompagne d'une souffrance durable, mieux vaut consulter un professionnel de santé : médecin généraliste, médecine du travail, psychologue.

Doute au travail : pourquoi former vos équipes à la confiance

Se sentir capable de prendre la parole, de trancher ou de contredire au bon moment : c'est ainsi que la confiance en soi se manifeste au travail, situation par situation. Elle se construit par la pratique.

Trois études récentes en donnent la mesure.

  • L'étude Odoxa conduite avec le psychologue Kevin Chassangre, publiée le 4 mars 2026, établit que près d'un Français sur trois (32 %) éprouve régulièrement, voire intensément, le syndrome de l'imposteur. Parmi ces personnes, 53 % jugent que le doute bride leurs initiatives ou leur efficacité, contre 34 % pour l'ensemble des répondants. Le sondage a été réalisé en juin 2025 auprès de 2 006 personnes, échantillon représentatif des Français majeurs.
  • Une revue systématique publiée en 2020 par Bravata et ses collègues (Journal of General Internal Medicine) rassemble 62 études, soit 14 161 participants. Selon l'instrument utilisé, entre 9 % et 82 % des personnes étudiées présentent le syndrome, chez les hommes comme chez les femmes. Il va de pair avec une performance et une satisfaction au travail plus faibles, ainsi qu'avec l'épuisement professionnel.
  • D'après l'Apec (octobre 2023), parmi les femmes cadres qui ont rejoint une nouvelle entreprise en 2022 sans discuter leur salaire, une sur cinq estimait ne pas avoir les atouts pour le faire, contre 7 % des hommes dans le même cas.

La formation s'attaque à ce doute quand il bloque l'action. Elle travaille des moments précis : prise de parole en réunion, entretien à enjeu, recadrage d'un collaborateur, négociation salariale, candidature interne. Pour chacun, la démarche ne change pas : isoler la compétence en jeu, la pratiquer, recevoir un retour précis, recommencer. Movea la conduit en deux jours, en intra, pour des cadres et des managers.

Cinq signes qu'un doute freine votre organisation

Former à la confiance en soi devient utile quand le doute retient des décisions ou des prises de position dont l'entreprise a besoin. Voici cinq situations typiques :

  • des cadres qui gardent leur avis pour eux en comité ou en réunion, ou qui laissent un collègue défendre leurs dossiers à leur place ;
  • des promotions déclinées, ou des candidatures internes qui ne viennent pas sur des postes où l'entreprise a repéré des profils ;
  • des managers récemment promus qui repoussent un recadrage ou demandent une validation pour des décisions de leur périmètre ;
  • des experts techniques qui prennent des responsabilités managériales ou transverses, loin des repères de leur ancien poste ;
  • une prise de poste, une réorganisation ou un retour après une longue absence, qui expose des collaborateurs à des situations nouvelles.

Le cadrage s'appuie sur ces signaux : après un échange avec le commanditaire, Movea collecte auprès des participants leurs situations (réunions à enjeu, entretiens, négociations, prises de poste), qui deviennent la matière des mises en situation.

Une anxiété qui dure, des nuits perturbées ou une humeur dépressive signalent autre chose qu'un manque de confiance : c'est alors à un professionnel de santé d'intervenir : médecin traitant, médecine du travail ou psychologue. Pour sa part, la formation reste sur le terrain des situations professionnelles.

Les compétences travaillées, à partir des travaux de Bandura

En 1977, Albert Bandura a décrit quatre sources du sentiment d'efficacité personnelle : réussir soi-même, voir réussir des pairs, recevoir des encouragements crédibles, et l'état du corps au moment d'agir. La formation s'appuie sur elles. Six compétences en découlent :

  • Distinguer confiance en soi, estime de soi et affirmation de soi, pour cibler le bon registre de travail selon la situation.
  • Planifier des réussites dosées, la source de confiance la plus puissante pour Bandura, sur des situations proches de celles que vous redoutez.
  • Réguler ses états physiologiques par la respiration, l'ancrage corporel et la voix, avant un moment à enjeu.
  • Repérer et requalifier les pensées automatiques qui dévalorisent, avec des outils issus des thérapies cognitives et comportementales.
  • Tenir le compte écrit de ses réussites pour ne plus les minimiser.
  • Formuler un désaccord ou un refus avec la méthode DESC, un outil de l'affirmation de soi, aussi appelée assertivité.

Les travaux de Bandura, de Nathaniel Branden, de Clance et Imes, et les mécanismes qui érodent la confiance sont présentés dans le dossier de fond de Movea sur la confiance au travail. Cette fiche décrit la formation : contenus, organisation, financement.

Trois signes d'une confiance fragile

Le travail commence par le repérage. Trois marqueurs reviennent souvent :

  • La sur-préparation systématique : trois fois le matériel nécessaire, anticipation de toutes les objections, refus d'arriver sans filet.
  • Un compliment ou une promotion aussitôt relativisés (« ce n'était pas grand-chose », « d'autres l'auraient fait »), un signe classique du syndrome de l'imposteur.
  • Le silence en réunion à enjeu malgré un avis bien formé, ou une voix qui monte et trahit le stress avant que la personne ne s'en rende compte.

S'y ajoutent souvent des demandes de validation pour des décisions qui relèvent de son propre périmètre, et l'évitement de la négociation salariale ou de toute prise de position publique. La formation reprend ces manifestations une à une.

Syndrome de l'imposteur : ce que la formation en fait

Se sentir illégitime malgré des réussites objectives : c'est ainsi que se manifeste le syndrome de l'imposteur. Pauline Clance et Suzanne Imes, toutes deux psychologues, l'ont décrit en 1978 à partir de femmes diplômées et performantes. Le mécanisme tient à un biais d'attribution : la chance ou le moment expliquent les réussites, une incompétence supposée explique les échecs. Ce traitement asymétrique entretient le doute, quelles que soient les preuves.

Le phénomène ne touche pas que les cadres : l'étude Odoxa-Kevin Chassangre trouve des proportions voisines chez les CSP+ (36 %) et chez les employés et ouvriers (37 %). Les 18-24 ans sont les plus concernés : 60 % d'entre eux le vivent régulièrement ou intensément. Il ne s'agit pas pour autant d'un trouble psychiatrique reconnu, comme le rappelle la revue de Bravata et de ses collègues.

En session, trois temps se succèdent : mettre un nom sur le mécanisme, rassembler les preuves concrètes de ses compétences en revoyant à qui l'on attribue ses succès, puis apprendre à remettre la rumination à plus tard grâce à l'ancrage attentionnel.

Femmes et hommes face au doute : ce que montrent les enquêtes

Tous âges confondus, l'écart entre femmes et hommes reste modéré dans l'étude Odoxa-Kevin Chassangre : 35 % des femmes vivent régulièrement ou intensément le syndrome de l'imposteur, contre 29 % des hommes. Il se creuse entre 35 et 49 ans (51 % contre 28 %). Chez les personnes les plus touchées, 58 % des femmes estiment que le doute bride leurs initiatives ou leur efficacité, contre 47 % des hommes.

Pour les cadres, l'Apec apporte une nuance. Son étude de février 2025 sur la carrière des femmes cadres montre que 53 % d'entre elles veulent accéder à un poste hiérarchique plus élevé dans leur entreprise, un niveau inférieur de 3 points à celui des hommes, et que 16 % seulement renonceraient à une promotion de peur de manquer de compétences. Pour l'Apec, le déficit de confiance n'explique donc pas l'essentiel de leur moindre accès aux responsabilités. L'étude met plutôt en cause l'environnement de travail : ces femmes se disent moins écoutées et restent exposées à des comportements sexistes.

Les deux lectures se complètent : la formation agit sur le doute individuel, tandis que ce qui tient à l'organisation relève d'autres choix de l'entreprise.

Deux exercices entraînés en session

Contre la tendance à minimiser ses réussites : le journal des preuves. Chaque participant consigne les décisions qu'il a tenues, les arbitrages qu'il a rendus et les retours reçus, en précisant son rôle et le résultat. Ce relevé contrarie le cycle de l'imposteur, qui efface chaque réussite à mesure qu'elle se produit ; relu à froid, il sert à revoir l'attribution des succès. Mathias Nizan détaille cet exercice dans son article sur les managers récemment promus, avec trois autres appuis : nommer le phénomène, vivre la première année de management comme un apprentissage, trouver un pair ou un mentor sur qui compter.

Face à une situation redoutée : des réussites par paliers. Pour Bandura, réussir soi-même reste la principale source de confiance : les succès renforcent la croyance en sa capacité, les échecs l'affaiblissent. Chaque participant classe les situations qu'il redoute, de la plus abordable à la plus exposée. Son plan d'action personnel programme ensuite, sur 90 jours, des essais dans cet ordre, sur des situations réelles, avec une difficulté qui augmente par étapes.

Organisation des deux journées

Le format est intra : deux journées pour un total de 14 heures, douze participants au plus, ou un accompagnement individuel. Avec un petit groupe, chacun s'expose en mise en situation et obtient un retour personnel. Movea vient sur votre site, quelle que soit la région, ou organise la session à distance. Pour une session à Lyon, une page dédiée détaille l'offre locale.

Pendant le cadrage, Movea rassemble les cas vécus par les participants, afin que chaque exercice colle au contexte et aux mots de votre organisation. Le premier jour, le groupe explore les sources de la confiance, cartographie ses situations de doute et identifie ses croyances limitantes. Le second, il passe aux mises en situation : corps et respiration, méthode DESC, préparation des moments critiques, puis plan d'action personnel de 90 jours. Au bout d'un trimestre, un suivi à froid permet de mesurer ce qui s'est ancré. Apports théoriques, travail corporel et entraînement sur cas réels alternent tout au long des deux jours.

Formation collective ou coaching individuel ? Dans un article qui compare les deux formats, Mathias Nizan propose cinq critères pour choisir : le caractère individuel ou collectif du besoin, la nature du problème, le budget, les délais et l'implication de la personne.

Confiance, affirmation, prise de parole : trois formations, trois besoins

Ces trois programmes de Movea concernent la place que l'on prend face aux autres, chacun par une porte différente. La première agit sur ce que l'on se croit capable de faire ; la deuxième sur le comportement visible, c'est-à-dire la manière de contredire ou de poser une limite ; la troisième sur l'intervention devant un auditoire, l'exercice qui révèle le plus vite l'état de la confiance, car le corps trahit le doute avant les mots.

FormationCe qui coinceCe que la session travailleQui s'y inscrit
Confiance en soi, cette ficheLa peur du jugement ou le doute freine les décisions et les prises de positionExpériences de réussite graduées, régulation du corps, croyances limitantes, méthode DESC, plan de 90 joursCadres silencieux en comité, femmes cadres qui évoluent, experts devenus managers, salariés en transition
Affirmation de soiRefuser, contredire ou tenir bon face à un interlocuteur difficileFormuler un refus ou un retour délicat en registre assertif, avec la méthode DESCManagers qui recadrent, cadres face à une hiérarchie exigeante, fonctions support
Prise de parole en publicPrendre la parole face à un comité, à des clients ou à une assembléeBâtir un propos clair, travailler la voix, gérer le tracManagers qui présentent en comité, dirigeants, commerciaux face à un jury, experts qui vulgarisent

Si le doute naît surtout de la pression et de ses effets sur le corps, la formation gestion du stress entraîne la régulation physiologique, la quatrième source de confiance selon Bandura. Les autres programmes sont réunis dans le catalogue Movea.

Financer votre formation confiance en soi

Pour l'entreprise, la formation confiance en soi représente 1 980 € HT pour chaque journée de groupe, soit 3 960 € HT au total, jusqu'à douze participants. Son OPCO peut en financer jusqu'à 100 %, suivant la branche et l'effectif ; dans ce cadre, les fonds dits du plan ne concernent que les employeurs sous les 50 salariés.

Sans prise en charge, la session est réglée sur le budget formation de l'employeur. Ce format intra, conçu sur mesure, n'ouvre pas droit au CPF. Movea, certifié Qualiopi, monte la demande OPCO à vos côtés et rassemble la convention, le programme et la documentation Qualiopi. Les études citées ici (Odoxa et Kevin Chassangre, Bravata et ses collègues, Apec) figurent en fin de page, avec des articles de référence sur l'estime de soi.

Sources et références