Formations soft skills pour la santé et le médico-social
Movea forme les équipes des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux aux compétences qui se jouent dans la relation et sous pression : gestion du stress, prévention du burn out, gestion de l'agressivité à l'accueil, cohésion d'équipe et gestion des conflits. Chaque formation se tient en intra, dans l'établissement ou en visio, et part des situations vécues par l'équipe.
Ce que les chiffres disent du travail en santé et en médico-social
Soigner, accompagner, accueillir : ces métiers cumulent charge émotionnelle, surcharge de travail et tensions avec les patients ou les familles. Quatre sources publiques récentes permettent d'en prendre la mesure.
- En 2024, établissements et professionnels de santé libéraux ont déclaré 20 961 violences à l'Observatoire national des violences en santé (ONVS), soit une hausse de 6,7 % sur un an, d'après son rapport paru en septembre 2025. Environ neuf professionnels de santé victimes sur dix sont infirmiers ou aides-soignants.
- La psychiatrie concentre 30 % de ces déclarations, les établissements sociaux et médico-sociaux 13 %, une part que l'ONVS estime sous-évaluée faute de signalements.
- La Drees a exploité l'enquête EpiCov, menée à l'été 2021, dans une étude publiée en juin 2023 : 41 % des personnels hospitaliers montrent des signes de dépression, de légère à sévère, quand la proportion est de 33 % chez l'ensemble des actifs occupés. Ils sont aussi presque deux fois plus nombreux à traverser des pics de charge inhabituels (54 % contre 28 %). Les tensions entre collègues pèsent fortement sur le risque de dépression et d'anxiété, souligne l'étude.
- Pour l'INRS (communiqué actualisé le 9 mars 2023), cumuler de fortes contraintes physiques et psychosociales multiplie par quatre le risque d'accident du travail chez les professionnels du soin et de l'aide à la personne. Aides-soignants et agents des services hospitaliers affichent les taux d'accidents les plus élevés.
Former les équipes agit sur ce qui dépend des personnes et du collectif : sentir monter son propre stress, calmer un patient ou un proche agacé, régler un désaccord entre collègues pendant qu'il est encore petit. Les effectifs, les plannings et l'aménagement des locaux restent du ressort de l'établissement ; l'INRS plaide pour une prévention globale, qui inclut l'organisation du travail.
Six thèmes du catalogue adaptés aux établissements
Les fiches présentent le déroulé complet des deux journées. Les mises en situation sont réécrites au cadrage pour les services, les métiers et les publics de l'établissement.
Stress des soignants et de l'encadrement
Infirmiers, aides-soignants, éducateurs, cadres : tous ceux que la surcharge et l'urgence mettent sous tension. Chacun apprend à reconnaître ses propres signaux d'alerte et s'exerce à des gestes brefs, faisables entre deux soins : respirer, s'ancrer, hiérarchiser. La session se conclut sur un plan personnel pour les trois mois suivants.
Lire la fiche stressPrévenir l'épuisement professionnel
Pour les cadres de santé, les responsables d'unité, les RH et les élus du CSE. Ils apprennent à voir les premiers signes d'épuisement chez un soignant de l'équipe, à ouvrir la conversation sur un signal faible et à adresser la personne au médecin du travail. La formation ne vise aucun effet thérapeutique.
Lire la fiche burn outAgressivité à l'accueil et dans les services
Pour les agents d'accueil, les secrétariats médicaux et les équipes qui reçoivent patients, résidents et proches en salle d'attente ou lors des visites. Au programme : lire les signes qui annoncent une montée de tension, apaiser en face à face, poser une limite, déclencher l'alerte, gérer l'après.
Lire la fiche agressivité et incivilitésCohésion des équipes de soin et éducatives
Une équipe de soin, une équipe éducative ou un service médico-social, réunis avec leur responsable. Les deux jours portent sur les règles de fonctionnement, le partage des rôles entre les métiers et la manière de régler les désaccords. Le groupe termine avec une charte commune et ses actions des 90 prochains jours.
Lire la fiche cohésionConflits entre collègues ou entre services
Pour les cadres de santé, chefs de service et responsables d'équipe appelés à trancher des frictions entre soignants ou entre services, par exemple autour des plannings ou des transmissions. Ils s'exercent à détecter un conflit naissant, à entendre chaque partie, à mener une médiation simple et à savoir quand solliciter un tiers.
Lire la fiche conflitsÉmotions face à la détresse et à la colère
Pour ceux qui reçoivent au quotidien la détresse, la colère ou les plaintes des personnes accompagnées. D'après la Dares (septembre 2026), 27 % des salariés, tous secteurs confondus, disent devoir souvent ou toujours masquer ce qu'ils ressentent au travail. Les participants apprennent à nommer l'émotion, à identifier son déclencheur et à la réguler avant de répondre.
Lire la fiche émotions
L'ONVS recommande de former aux tensions, à l'agressivité et à la communication pour prévenir et traverser les épisodes de violence. Il conseille de former une unité ou une équipe entière, ce qui renforcerait la cohésion et éviterait un fossé entre agents formés et non formés, et de prévoir un suivi régulier pour entretenir les acquis. Chez Movea, ce suivi prend la forme d'un point à froid avec le groupe, trois mois après la formation.
Deux autres thèmes rendent service en établissement : la communication non violente pour les transmissions entre collègues et les échanges avec les familles, et la gestion des appels difficiles pour les secrétariats et le standard. Côté employeur, la conduite à tenir face aux incivilités au travail et les mesures de prévention sont détaillées dans un dossier Movea.
Le périmètre des formations Movea en établissement
La formation agressivité et incivilités vise l'accueil et la relation avec les usagers, les résidents et les familles. Elle ne traite pas les situations de soin où la violence découle d'un trouble psychique ou neuropsychique du patient. Ces cas pèsent lourd : sur les 18 822 cas d'atteinte aux personnes déclarés en 2024 par les établissements de santé, 6 823 sont rattachés par les déclarants à un trouble de ce type. L'ONVS réclame pour eux des formations dédiées aux soignants, axées sur le repérage précoce de l'agitation et sur des techniques de désescalade adaptées aux troubles cognitifs ou psychiatriques.
La protection des agents reste une responsabilité de l'employeur : agencement des locaux, alarmes, consignes d'alerte. La session entraîne les équipes à s'en servir. Après un incident, le soutien psychologique est assuré par le médecin du travail, un psychologue ou les professionnels de santé au travail.
Les formations stress et burn out restent des formations professionnelles, sans finalité de soin. Quand la souffrance est installée, la personne doit consulter un psychologue, le médecin du travail ou son médecin généraliste. Le rôle de chacun est précisé dans un dossier Movea consacré au burn out professionnel et à sa prévention.
En intra, dans vos services ou à distance
Les sessions réunissent jusqu'à 12 professionnels d'un même établissement pendant deux jours, soit 14 heures. Elles ont lieu dans l'établissement, où qu'il soit, ou en classe virtuelle. Quand les roulements de l'équipe l'imposent, on peut placer une semaine entre les deux journées.
La direction ou l'encadrement est d'abord reçu en entretien de cadrage. Movea demande ensuite aux futurs participants des exemples vécus : une famille qui s'emporte en salle d'attente, un incident survenu le mois dernier, un désaccord qui revient aux transmissions. Les exercices sont écrits à partir de ces exemples. Selon le thème, l'animation revient à Léa Orthlieb, formatrice Movea (cohésion, conflits), à Mathias Nizan, fondateur de Movea (stress), ou à un autre membre du réseau Movea.
Jusqu'à 12 professionnels, le tarif reste fixe : deux journées de session reviennent à 3 960 € HT, la journée étant à 1 980 € HT. Un cadre de santé qui prend son poste peut aussi travailler le même thème en coaching individuel, facturé au même tarif journalier.
Pour les dossiers de financement, Movea fournit sa certification Qualiopi, obtenue pour les actions de formation.
Qui finance : OPCO Santé, ANFH ou autre opérateur
Dans le secteur, deux opérateurs reviennent, selon le statut de l'établissement.
- Structures privées. L'OPCO Santé finance le secteur privé de la santé. D'après sa présentation, il couvre trois branches : le sanitaire, social et médico-social privé non lucratif ; l'hospitalisation privée et le thermalisme ; les services de santé au travail.
- Fonction publique hospitalière. L'ANFH, OPCA de la fonction publique hospitalière selon sa présentation, collecte et gère les fonds de formation de plus de 950 000 agents ; ses délégations régionales épaulent les établissements dans leurs projets.
Certaines structures dépendent d'un autre opérateur, du fait de leur convention collective ou de leur statut : Movea identifie le bon interlocuteur dès le cadrage, monte le dossier avec vous et vous remet chaque pièce : convention, programme détaillé, justificatifs Qualiopi. L'établissement peut aussi financer sur son budget formation ou sur ses fonds propres. Aucune session intra n'ouvre droit au CPF. Toutes les étapes figurent sur la page financement de Movea.