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Formation

Formation Gestion du Stress

Gérer son stress au travail, c'est voir monter la surcharge avant qu'elle ne s'installe, relier la pression à ses causes concrètes et savoir faire redescendre l'activation au poste. La formation gestion du stress au travail de Movea entraîne managers, cadres et équipes exposées à ces gestes pendant deux journées en intra-entreprise, sur site ou en visio, puis chaque participant fixe ses engagements pour les 90 jours suivants.

Animée par Mathias Nizan ou un formateur du réseau Movea · Mise à jour le

Qualiopi2 jours, 14 heuresPrésentiel · Distanciel · Intra-entrepriseJusqu'à 12 personnes1 980 € HT / jour

L'essentiel

  • Deux journées pour passer du constat « je suis sous pression » à des gestes précis : repérer son premier signal d'alerte, respirer en cohérence cardiaque, se recentrer par l'ancrage somatique, requalifier une pensée automatique.
  • Le premier jour relie la pression ressentie à ses sources (demandes contradictoires, messagerie qui morcelle l'attention, priorités mouvantes) ; le second entraîne la régulation sur les périodes de surcharge de l'équipe.
  • Une équipe sous tension se forme ensemble, à douze collègues au plus, sur son lieu de travail ou à distance. Les deux journées sur le stress coûtent 3 960 € HT au total, une somme que l'OPCO peut couvrir intégralement dans certaines branches, selon le nombre de salariés.
  • Chacun quitte la session avec ses engagements écrits pour le trimestre. Le suivi à froid qui clôt ce trimestre contrôle ce qui a résisté au retour des urgences.

Le déroulé pédagogique

01

Jour 1 : Pression, sources et signaux d'alerte

  • Module 1
    Sources du stress en milieu professionnel et exigences contradictoires

    Le groupe passe en revue ce qui fait monter la pression dans son quotidien : demandes qui se contredisent, messagerie qui morcelle l'attention, priorités qui changent en cours de semaine, tensions jamais réglées entre collègues. Deux repères structurent l'analyse : les trois variables de Robert Karasek (exigence psychologique, marge de décision, soutien social) et la définition de l'INRS, qui parle d'un écart ressenti entre les contraintes et les ressources. Les exemples viennent des situations collectées pendant le cadrage.

  • Module 2
    Bon stress contre mauvais stress et courbe de Yerkes-Dodson

    La loi de Yerkes-Dodson décrit une performance qui monte avec l'activation, plafonne, puis s'effondre quand la pression déborde. Chaque participant situe son propre seuil et les moments de la semaine où il le franchit. Le syndrome général d'adaptation décrit par Hans Selye (une alarme, puis une résistance, puis l'épuisement) montre comment une pression qui dure finit par user l'organisme.

  • Module 3
    Cartographie personnelle des signaux corporels et cognitifs

    Chacun construit sa carte d'alerte personnelle : ce que le corps signale (nuque raide, sommeil haché), ce que l'humeur trahit, ce que la pensée fait (ruminations, oublis) et ce que le comportement montre (erreurs qui ne lui ressemblent pas, repli). Le groupe apprend aussi à lire ces indices chez un collègue. Repérés tôt, ils laissent le temps d'agir avant la saturation.

02

Jour 2 : Faire redescendre la tension et protéger sa récupération

  • Module 1
    Techniques de respiration, cohérence cardiaque et ancrage somatique

    Le groupe pratique en salle des cycles de respiration ralentie, dont le protocole de cohérence cardiaque, qui calment le système nerveux autonome en quelques minutes. L'ancrage somatique fournit un appui corporel à retrouver juste avant une réunion tendue ou un entretien délicat. Chacun retient les deux ou trois gestes qu'il pourra refaire discrètement à son bureau.

  • Module 2
    Restructuration cognitive des pensées automatiques

    Une pensée comme « je n'y arriverai jamais » ajoute de la pression à la pression. Venue des thérapies comportementales et cognitives, la restructuration cognitive apprend à repérer ces pensées automatiques, à les confronter aux faits, puis à formuler une lecture plus juste. Les participants s'y exercent sur des scènes tirées de leur propre semaine de travail.

  • Module 3
    Hygiène de vie professionnelle et engagements sur 90 jours

    Le dernier module porte sur la récupération et les priorités : réserver des plages sans interruption, fixer une heure de fin, renégocier avec son responsable une charge qui dépasse le possible. Chaque participant rédige ensuite ses engagements pour le trimestre à venir. Le point à froid, au bout de ce trimestre, montre ce qui tient au quotidien.

Objectifs pédagogiques

  • Relier la pression ressentie au travail à ses causes concrètes et à ses effets sur le corps, l'humeur et l'attention
  • Dresser la carte de ses signaux d'alerte précoces pour agir avant que la saturation ne s'installe
  • Faire redescendre l'activation au poste en quelques minutes : respiration rythmée, cohérence cardiaque, ancrage somatique
  • Requalifier les pensées automatiques qui grossissent la menace, par la restructuration cognitive
  • Distinguer, dans ses propres semaines, la pression qui stimule de celle qui use
  • Protéger ses temps de récupération et formaliser des engagements de 90 jours adaptés à son poste

Public et prérequis

  • Managers pris entre le volume de travail de leur équipe et les attentes de leur direction
  • Cadres et dirigeants dont la surcharge dure depuis plusieurs mois
  • Fonctions support que la messagerie, les tickets et les urgences interrompent en permanence
  • Commerciaux et conseillers de la relation client qui enchaînent les échanges tendus
  • Infirmiers, aides-soignants, équipes éducatives et cadres de santé des établissements sanitaires et médico-sociaux

Conditions pratiques et tarif

Récapitulatif de la Formation Gestion du Stress
Durée2 jours, 14 heures
ProgrammeJour 1 : Pression, sources et signaux d'alerte ; Jour 2 : Faire redescendre la tension et protéger sa récupération
Formatgestion du stress en intra : vos locaux ou la visio, 12 personnes au plus
PrérequisLe point de départ, ce sont les situations de pression que chacun vit déjà au poste : aucun prérequis. Si un participant vit avec un handicap, le déroulé et les exercices s'adaptent sur simple demande préalable.
AnimationMathias Nizan ou un formateur du réseau Movea
Tarif3 960 € HT les deux jours (1 980 € HT par jour)
ObjectifRelier la pression ressentie au travail à ses causes concrètes et à ses effets sur le corps, l'humeur et l'attention
FinancementOPCO selon la branche, ou budget formation
Format individuelCoaching one to one en gestion du stress, même tarif journalier, durée à la carte
Intervenants

Qui anime cette formation

Pression, surcharge, récupération : sur ces sujets, Mathias Nizan, fondateur de Movea (Lyon, 2022), anime la session, sauf quand elle revient à un autre formateur du réseau, désigné pendant le cadrage. Son parcours d'avant Movea, en agence, l'a mis à la tête de projets et d'équipes : la pression des délais et la charge d'une équipe, il les a vécues avant de les enseigner. En session, il réduit la théorie à quelques repères et consacre l'essentiel du temps aux périodes de surcharge que le groupe apporte.

Témoignages

Ils ont suivi une formation Movea

J'ai retrouvé une vraie capacité à séparer ce qui m'appartient de ce qui revient à l'équipe. Les exercices de cohérence cardiaque sont devenus une habitude quotidienne et le suivi à 90 jours fait la différence.
Anaïs M.
Responsable service client · Secteur assurance, Villeurbanne
Février 2025
Approche concrète sur le stress, sans recettes magiques. La cartographie des signaux d'alerte a été un déclic pour moi et pour deux collègues qui ont suivi la session après.
Julien K.
Manager équipe technique · Éditeur logiciels, Lyon
Mars 2025
La formatrice a su s'adapter aux situations très différentes des participants. La session est dense mais on en sort avec des outils opérationnels sur le stress chronique.
Camille R.
Directrice administrative · ETI industrielle, Auvergne-Rhône-Alpes
Janvier 2025

Avis recueillis par questionnaire après chaque session.

Questions fréquentes

Quels sont les symptômes du stress au travail ?
Ils se lisent sur quatre plans. Le corps : nuque et épaules tendues, maux de tête, sommeil et digestion perturbés, fatigue qui ne passe pas. L'humeur : irritabilité, inquiétude, impression de crouler sous les demandes. La pensée : concentration qui flanche, oublis, ruminations. Le comportement : retrait ou agitation, erreurs qui ne ressemblent pas à la personne, plus de café ou de tabac. La formation entraîne à voir ces signes tôt, chez soi comme chez un collègue.
Comment gérer le stress au travail au quotidien ?
En combinant trois réflexes : surveiller ses propres signaux, disposer de deux ou trois techniques rapides comme la cohérence cardiaque ou l'ancrage, et organiser sa semaine pour protéger la concentration et la récupération. Les deux journées font pratiquer ces réflexes sur des situations vécues par le groupe, puis chacun les inscrit dans ses engagements des trois mois suivants.
Comment faire face à la pression au travail ?
La pression au travail désigne les exigences qui pèsent sur un poste : volume, délais, interruptions, objectifs chiffrés. Elle devient du stress quand la personne juge ses ressources insuffisantes pour y répondre, selon la définition de l'INRS. Face à une pression qui monte, la formation entraîne trois gestes : repérer chez soi le tout premier indice de surcharge, faire baisser l'activation par quelques minutes de respiration lente, puis remettre la charge à plat avec son responsable (ce qui passe d'abord, ce qui attend, ce qui change de mains). Une pression qui dure depuis des mois relève aussi de l'organisation du travail, que l'employeur évalue dans son document unique.
Quelle durée pour la formation gestion du stress ?
Quatorze heures, en deux journées. La première aide à comprendre sa pression et à cartographier ses signaux ; la seconde à pratiquer la régulation et à écrire son plan de 90 jours. En intra, les deux journées peuvent aussi s'étaler sur deux semaines quand l'activité de l'équipe l'impose.
La formation gestion du stress peut-elle tenir en une journée ?
En groupe, la session intra compte toujours deux journées. Une personne seule peut en revanche se faire accompagner en coaching one to one, dont la durée se fixe au cadrage : une journée suffit parfois pour préparer un pic de pression précis, d'autres demandent des demi-journées successives, avec deux ou trois semaines entre chacune. Dans les deux formats, on compte 1 980 € HT par journée.
Combien de participants compte un groupe ?
Douze au plus. Avec cet effectif, chaque participant présente une période de surcharge réelle, la retravaille en exercice et reçoit un retour personnel du formateur sur sa carte de signaux.
Qui anime la formation gestion du stress ?
Deux possibilités : Mathias Nizan lui-même, ou un formateur Movea dont la gestion du stress est la spécialité. Le nom est arrêté au cadrage, selon le public et le calendrier.
Combien coûte la formation et comment la financer ?
Chaque journée revient à 1 980 € HT pour le groupe entier, dans la limite de douze personnes, soit 3 960 € HT la session. Suivant sa branche et son effectif, l'entreprise peut faire financer par son OPCO jusqu'à la totalité du coût pédagogique ; sinon, la dépense passe sur son budget formation. Pour le dossier OPCO, Movea fait le travail avec vous.
Peut-on travailler son stress en accompagnement individuel ?
Oui. Pour traiter sa propre charge en dehors de son équipe, un dirigeant peut opter pour un coaching one to one consacré au stress, au même prix journalier que la session de groupe, en présentiel comme à distance, sur une durée que le cadrage détermine. Pour donner les mêmes repères à tout un service, la session de groupe reste plus adaptée.
Quel délai avant la première journée ?
Quatre à six semaines séparent en général la demande de devis du premier jour : le devis en 24 heures ouvrées au plus, l'accord de l'OPCO en 5 à 15 jours dans la plupart des cas, et le reste pour cadrer la session et préparer, avec le commanditaire, les périodes de surcharge qui serviront d'exercices.
La formation traite-t-elle aussi du burn out ?
Elle aborde l'épuisement par ses signaux faibles, observés sur soi. Repérer un épuisement chez un collaborateur, puis conduire l'entretien qui s'impose, relève d'une autre fiche Movea, centrée sur l'épuisement professionnel et destinée aux managers et aux RH.
Comment les acquis sont-ils évalués ?
En fin de deuxième journée, chaque participant remplit un questionnaire qui teste ce qu'il a retenu (lecture des signaux, gestes de régulation) et recueille sa satisfaction. Un second relevé, à froid, intervient trois mois plus tard : il recense les techniques encore utilisées.
Peut-on mobiliser son CPF pour cette session sur le stress ?
Non. Une session intra sur le stress est commandée par l'employeur pour son équipe : elle se finance par le budget formation ou avec l'OPCO, sans passer par le compte personnel de formation.
L'employeur doit-il prévenir le stress au travail ?
Oui. Le Code du travail, en son article L4121-1, oblige l'employeur à préserver la santé, physique comme mentale, de ses salariés, notamment par la prévention, l'information et la formation. Le stress fait partie des risques psychosociaux à évaluer dans le DUERP, et un accord national interprofessionnel signé le 2 juillet 2008 en détaille la prévention. Une formation outille les salariés ; les actions sur l'organisation du travail restent indispensables.
Quelle différence entre stress et burn out ?
Le stress est une réaction d'adaptation : l'organisme s'active face à une pression, brève ou prolongée. Le burn out est un épuisement installé, que l'OMS attribue à une pression professionnelle chronique restée sans régulation. Cette formation intervient en amont, quand la pression se voit encore à ses signaux faibles. Quand l'épuisement est déjà là, une autre fiche Movea prend le relais : celle qui forme managers et RH au repérage du burn out.
Peut-on traiter stress et émotions dans une même formation ?
Oui. Movea propose une formation de deux jours qui combine les deux sujets, pour les équipes où la charge rend les réactions plus vives. Cette fiche-ci reste centrée sur la pression : d'où elle vient, comment elle se signale, et quatre techniques pour la faire baisser. Pour travailler d'abord la colère, l'anxiété ou l'intelligence émotionnelle, Movea propose une fiche consacrée à la gestion des émotions.

Le stress au travail, une définition

Pour l'INRS, le stress au travail apparaît quand une personne ressent un écart entre ce qu'on attend d'elle et les moyens dont elle dispose pour y faire face. Tant que cet écart reste ponctuel, l'organisme s'active puis récupère. Quand il dure, l'activation ne retombe plus : le sommeil se dégrade en premier, puis l'attention, puis la santé.

Les enquêtes récentes montrent l'ampleur du phénomène.

  • Un salarié sur deux montre des signes de détresse psychologique, d'après le baromètre Empreinte Humaine (16e vague, Ipsos BVA, juin 2026). Lancé en 2020, ce baromètre n'avait encore jamais relevé un niveau aussi haut.
  • Dans l'étude absentéisme 2026 de Malakoff Humanis (données 2025), les arrêts longs, ceux qui dépassent 30 jours, relèvent pour 37,8 % de troubles psychologiques. L'absentéisme du secteur privé s'établit à 4,3 %.
  • À l'échelle mondiale, l'OMS et l'OIT estimaient en 2022 que la dépression et l'anxiété coûtent chaque année 12 milliards de jours de travail, soit près de 1 000 milliards de dollars de productivité.

La formation agit sur ce que chaque personne peut changer elle-même : voir venir la surcharge, faire redescendre la tension, réorganiser sa semaine. L'autre versant, celui de l'organisation du travail, reste entre les mains de l'employeur et de ses actions de prévention collective.

Les signaux du stress, sur soi et autour de soi

Repérer tôt est la première compétence travaillée. Le stress se manifeste sur quatre plans, qui ne s'allument pas tous en même temps.

  • Le corps : nuque et mâchoires crispées, maux de tête, sommeil haché, digestion perturbée, fatigue qui résiste au week-end.
  • L'humeur : irritabilité, inquiétude diffuse, sensation d'être submergé, entrain qui s'éteint.
  • La pensée : concentration en miettes, oublis, ruminations le soir, difficulté à trancher.
  • Le comportement : retrait, suractivité, erreurs inhabituelles, plus de café ou de tabac.

Le premier jour, chaque participant dresse sa propre carte et identifie le signal qui s'allume en premier chez lui. Ce signal devient son repère d'alerte pour la suite.

Ce qui fait monter la pression dans une organisation

Les causes du stress tiennent d'abord à l'organisation du travail. Robert Karasek les a modélisées avec trois variables : l'exigence psychologique du poste, la marge de décision laissée à la personne et le soutien qu'elle reçoit. Le risque grimpe quand l'exigence est forte, la marge étroite et le soutien absent. Dans les bureaux, trois situations reviennent souvent :

  • une messagerie et des outils qui interrompent sans cesse, au point d'empêcher tout travail de fond ;
  • des priorités qui changent en cours de semaine et laissent le sentiment de ne plus rien maîtriser ;
  • des tensions entre collègues jamais réglées, qui ajoutent une charge émotionnelle à la charge de travail.

Toutes trois pèsent sur la charge mentale. La Dares l'a mesuré dans sa publication de septembre 2026 : 46 % des salariés, et même 60 % des cadres, déclaraient en 2024 avoir trop de choses en tête en même temps, toujours ou souvent. Tous salariés confondus, cette proportion a gagné 3 points depuis 2016.

Le télétravail ajoute l'isolement et brouille la limite entre la maison et le bureau. L'article stress en télétravail liste les indices qu'un manager peut voir à distance.

Ces causes relèvent des risques psychosociaux. L'employeur les évalue dans son document unique (DUERP) et les prévient au titre de l'obligation de sécurité prévue par l'article L4121-1 ; pour le stress, l'accord interprofessionnel de juillet 2008 précise la démarche. L'article sur le rôle de l'employeur face au stress détaille ces obligations et propose une démarche en cinq étapes.

Quand le stress devient l'affaire de toute l'équipe

Le besoin devient collectif quand les mêmes signaux apparaissent chez plusieurs personnes d'un service. Cinq situations méritent l'attention :

  • des arrêts courts qui se succèdent dans le même service ;
  • des départs ou des demandes de mutation concentrés sur une équipe ;
  • un risque psychosocial coté haut dans le document unique ou dans une enquête interne ;
  • une période chargée que l'on voit venir : réorganisation, déploiement d'un outil, saison haute, fusion ;
  • une alerte de la médecine du travail ou des représentants du personnel.

Dans les hôpitaux, les cliniques et les structures médico-sociales, la surcharge se vit au rythme des urgences. La Drees l'a chiffré en 2023, à partir de données de l'été 2021 : 54 % des salariés hospitaliers avaient traversé des périodes de surcharge inhabituelle, presque deux fois plus que l'ensemble des actifs occupés (28 %). Movea organise la formation sur place pour des infirmiers, des aides-soignants et leurs cadres de santé, ou en visio. Les financements propres au secteur (OPCO Santé, ANFH selon le statut) sont présentés sur la page consacrée au secteur sanitaire et médico-social.

Ces signaux nourrissent le cadrage. Le commanditaire est interrogé en premier ; viennent ensuite les participants, dont Movea recueille les périodes de pression vécues, qui deviennent la matière des exercices.

Bon stress, mauvais stress : où se situe le point de bascule

Une pression modérée et brève aiguise la vigilance. Robert Yerkes et John Dodson l'ont formalisé dès 1908 : plus l'activation monte, plus la performance progresse, jusqu'à un sommet au-delà duquel elle décroît. En formation, chacun repère son propre sommet et les indices qui lui disent qu'il l'a dépassé. Le danger vient de la durée. Hans Selye a décrit cette usure sous le nom de syndrome général d'adaptation, en trois temps : alarme, résistance, épuisement. L'article bon stress, mauvais stress discute la courbe et ses limites.

Quatre techniques pratiquées pendant les deux jours

Chaque technique est testée sur place, sur des situations du groupe.

  • Cohérence cardiaque : trois séances quotidiennes de cinq minutes, à six respirations par minute (le protocole dit 365), pour calmer le système nerveux autonome. Pratique et précautions : voir la cohérence cardiaque au bureau, pas à pas.
  • Ancrage somatique : un appui corporel choisi en session, à retrouver juste avant un rendez-vous qui s'annonce tendu.
  • Restructuration cognitive : issue des TCC, elle consiste à repérer les pensées automatiques qui grossissent la menace, puis à les reformuler à partir des faits.
  • Organisation de la récupération : protéger des créneaux de concentration, fixer une heure de fin, arbitrer la charge avec son responsable.

Chacun repart avec les techniques qui lui conviennent et sait les refaire seul, sans support.

Comment se déroulent les deux journées

Le cadrage précède la session : Movea fait le point avec le commanditaire et recueille les périodes de surcharge que les participants veulent travailler. Le premier jour, le groupe analyse ses sources de pression, situe son point de bascule et dresse la carte de ses signaux. Le second, il pratique la régulation, puis chaque participant écrit ses engagements pour le trimestre. Le point à froid, au troisième mois, vérifie ce qui est resté en place. Le groupe ne dépassant pas douze personnes, chacun passe en exercice et reçoit un retour personnel.

Le programme existe aussi à distance : deux jours de classe virtuelle, le formateur à l'écran du début à la fin, pour douze personnes au maximum. Il n'existe pas de version e-learning à suivre seul ; la page formations à distance décrit l'équipement nécessaire. Un dirigeant, un manager ou un expert peut aussi travailler son stress en coaching one to one, sur une durée décidée au cadrage.

Le dossier de fond sur le stress approfondit les mécanismes, et la page session organisée à Lyon présente la formation sur la métropole lyonnaise.

Un cas réel : un service support après deux trimestres de surcharge

Chez un éditeur lyonnais de logiciels B2B (180 salariés), le service support sortait de deux trimestres de surcharge : arrêts courts en série, climat qui se dégradait. Movea y a conduit un dispositif de six mois, avec quatre sessions de deux jours pour les agents et six rendez-vous individuels pour les managers.

Les mesures suivies avec l'entreprise montrent un recul de 38 % des arrêts courts du service en neuf mois. Le score d'engagement du questionnaire interne est passé de 6,2 sur 10 à 7,8, et le point d'équipe hebdomadaire, abandonné au plus fort de la charge, a repris. Tout le détail se trouve dans l'étude de cas.

Stress, émotions ou burn out : quelle formation choisir ?

Repérer, comprendre, réguler : ces trois fiches Movea suivent la même logique mais partent de situations différentes. Celle-ci part de la pression elle-même : sa source, ses signaux, la façon de la faire redescendre.

Stress (cette fiche)ÉmotionsBurn out
Point de départUne charge qui monte ou qui dure, avec une accumulation de signaux d'alerteDes réactions vives qui débordent : colère après une remarque, larmes, anxiétéUn collaborateur qui s'épuise, ou une équipe où l'épuisement s'est déjà installé
Ce que l'on apprendVoir venir la surcharge, calmer le corps, réorganiser sa semaineMettre un nom sur l'émotion et sur ce qui l'a déclenchée, puis choisir sa réponseVoir les premiers signes d'usure chez un collaborateur et mener l'entretien qui s'impose
Pour quiManagers, cadres, fonctions support et conseillers clientèleManagers, métiers au contact du public, cadres qui portent un changementManagers, RH, direction, élus du CSE
Où lire le programmeIciFiche gestion des émotionsFiche prévention du burn out

Stress chronique et burn out : où passe la frontière

Faute de régulation, une pression qui dure finit par épuiser. L'OMS rattache le burn out à ce mécanisme : un stress chronique lié au travail et jamais maîtrisé. Cette formation intervient avant, au stade des signaux faibles et de la régulation. Quand l'épuisement touche déjà un membre de l'équipe, la fiche consacrée au burn out donne aux managers et aux RH une grille de repérage et une méthode d'entretien.

La pression et les émotions, deux registres voisins

Stress et émotions passent par les mêmes étapes : un signal à repérer, un déclencheur à identifier, un geste pour revenir au calme. Ici, le stress est travaillé comme une réponse à la pression, et l'émotion comme une information à lire avant d'agir. Si l'équipe souffre autant de la charge que des réactions qu'elle provoque, le parcours combiné stress et émotions traite les deux sujets en deux jours. Pour travailler à fond la colère, l'anxiété ou l'intelligence émotionnelle, la fiche gestion des émotions prend le relais ; les deux sessions peuvent s'enchaîner à un trimestre d'intervalle.

Financement de la session sur le stress

La session sur le stress revient au groupe à 3 960 € HT, chacune des deux journées valant 1 980 € HT, que l'équipe réunisse six ou douze personnes. Selon la branche professionnelle et le nombre de salariés, l'OPCO peut prendre à sa charge l'ensemble des frais pédagogiques de la session ; les fonds du plan, eux, s'arrêtent au seuil de 50 salariés. Au-delà, la dépense relève du budget formation. Movea prépare avec vous le dossier de financement et remet le programme détaillé, la convention et les pièces Qualiopi. Le CPF n'a pas sa place dans une session commandée par l'employeur pour son équipe.

Les références citées plus haut (INRS, ministère du Travail, Dares, Drees, Empreinte Humaine, Malakoff Humanis, OMS) figurent juste en dessous.

Movea Executive

Pour le comité de direction

Côté dirigeants, la formation gestion du stress se prolonge dans la gamme Movea Executive, sur devis.

Sources et références