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Formation

Formation Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) pour Managers

Avec la formation QVCT de Movea, les managers apprennent à améliorer le travail de leur équipe sur les points où ils ont prise : répartition de la charge, reconnaissance, marges de manœuvre, déconnexion, temps d'échange sur le travail. Le programme applique à la qualité de vie et des conditions de travail la méthode de l'Anact, retenue par l'accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020. Le format : 14 heures réparties sur deux jours, chez vous ou par visioconférence, pour un groupe de douze personnes au maximum et un prix de 3 960 € HT.

Animée par un formateur du réseau Movea · Mise à jour le

Qualiopi2 jours, 14 heuresPrésentiel · Distanciel · Intra-entrepriseJusqu'à 12 personnes1 980 € HT / jour

L'essentiel

  • La QVCT regroupe les actions qui améliorent le travail et ses conditions de réalisation, au bénéfice de la santé des salariés et de la performance de l'organisation. Le sigle vient de l'accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020, repris par la loi du 2 août 2021.
  • Le premier jour, les participants lisent le travail réel de leur équipe avec les six sujets de l'Anact et repèrent ce qui dépend d'eux : charge, reconnaissance, autonomie, horaires, déconnexion.
  • Le second jour, chacun anime un temps d'échange sur le travail, écrit des règles de déconnexion pour son équipe et choisit une expérimentation suivie par deux ou trois indicateurs.
  • Tarif : 3 960 € HT pour deux journées de sept heures, avec un groupe de douze salariés au maximum réuni sur votre site ou à distance. Selon votre secteur et votre effectif, l'OPCO couvre une part du coût, parfois sa totalité.
  • L'animateur vient du réseau Movea et connaît les démarches QVCT en entreprise ; vous recevez son nom une fois le cadrage terminé.

Le déroulé pédagogique

01

Jour 1 : Comprendre la QVCT et lire le travail de son équipe

  • Module 1
    De la QVT à la QVCT

    Le groupe compare la définition de l'accord de 2013 et l'évolution voulue par les partenaires sociaux en 2020 : remettre le travail et ses conditions de réalisation au centre de la démarche. Le formateur présente l'obligation de négocier fixée par le Code du travail et ce qu'elle change pour l'encadrement. Chacun liste ensuite les actions QVT déjà menées chez lui et note celles qui ont modifié le travail lui-même.

  • Module 2
    Les six sujets de l'Anact appliqués à l'équipe

    Organisation et contenu du travail, projet d'entreprise et management, égalité, dialogue social et professionnel, compétences et parcours, santé et prévention. Les participants rangent dans ces six sujets les situations recueillies au cadrage. Les chiffres 2024 de la Dares sur l'autonomie, la reconnaissance et la qualité empêchée donnent un repère national.

  • Module 3
    Ce qui dépend du manager

    Répartition de la charge, clarté des rôles, reconnaissance du travail fait, marges de manœuvre, horaires et imprévus personnels. Pour chaque thème, le groupe sépare ce que le manager décide seul, ce qu'il négocie avec sa hiérarchie et ce qui relève de l'accord d'entreprise. Le module se termine par une carte des marges d'action de chaque participant.

02

Jour 2 : Agir dans son équipe

  • Module 1
    Animer un temps d'échange sur le travail

    Le module part des cinq conditions décrites par l'Anact : un cadre clair, la parole de chacun, un temps dédié, un sujet précis, un lien avec la décision. Les participants préparent puis animent en sous-groupe un échange sur une difficulté réelle de leur équipe. Le débriefing porte sur la suite : qui décide, qui fait quoi, quand on en reparle.

  • Module 2
    Déconnexion et équilibre des temps

    Le groupe relit le 7° de l'article L2242-17, puis la charte ou l'accord de l'entreprise. Il en tire des règles d'équipe : plages de joignabilité, envois différés, traitement des urgences, retour de congés. Les participants s'exercent aussi à répondre à un collaborateur qui demande un aménagement d'horaires.

  • Module 3
    Expérimenter et mesurer

    La méthode de l'Anact avance par étapes : concevoir la démarche, partager un diagnostic, expérimenter sur un périmètre limité, pérenniser. Chaque participant choisit une expérimentation pour son équipe, deux ou trois indicateurs et une date de bilan. Le point d'étape à trois mois, mené avec Movea, porte sur ces indicateurs.

Objectifs pédagogiques

  • Définir la QVCT et la distinguer des avantages salariés, des animations ponctuelles et de la démarche obligatoire de prévention des RPS
  • Classer les situations de travail de son équipe dans les six sujets de la QVCT décrits par l'Anact
  • Repérer ce qui dépend du manager dans l'organisation du travail, la charge, la reconnaissance et l'autonomie
  • Animer un temps d'échange sur le travail qui aboutit à une décision et à un responsable
  • Écrire avec son équipe des règles de déconnexion et d'organisation des horaires, dans le cadre de l'accord ou de la charte de l'entreprise
  • Lancer une expérimentation limitée et la suivre avec deux ou trois indicateurs choisis à l'avance

Public et prérequis

  • Managers de proximité et chefs de service qui répartissent le travail au quotidien
  • Responsables RH et chargés de QVCT qui animent ou relancent la démarche de l'entreprise
  • Dirigeants de PME sans représentants du personnel qui veulent ouvrir le dialogue sur le travail
  • Élus du CSE et délégués syndicaux qui suivent la négociation ou l'accord QVCT

Conditions pratiques et tarif

Récapitulatif de la Formation Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) pour Managers
Durée2 jours, 14 heures
ProgrammeJour 1 : Comprendre la QVCT et lire le travail de son équipe ; Jour 2 : Agir dans son équipe
Formatqualité de vie au travail (QVCT) en intra : vos locaux ou la visio, 12 personnes au plus
PrérequisAucun prérequis. Si votre entreprise dispose d'un accord QVCT, d'une charte de déconnexion ou d'un diagnostic récent, envoyez-les avant le cadrage : les cas pratiques partent de ces documents. Un besoin d'adaptation lié à un handicap se signale dès le cadrage, et Movea ajuste le rythme, les supports et les exercices.
AnimationFormateur du réseau Movea, désigné au cadrage
Tarif3 960 € HT les deux jours (1 980 € HT par jour)
ObjectifDéfinir la QVCT et la distinguer des avantages salariés, des animations ponctuelles et de la démarche obligatoire de prévention des RPS
FinancementOPCO selon la branche, ou budget formation
Format individuelCoaching one to one en qualité de vie au travail (QVCT), même tarif journalier, durée à la carte
Intervenants

Qui anime cette formation

Les deux journées sont confiées à un formateur du réseau Movea qui intervient sur des démarches QVCT. Son choix dépend du groupe réuni : managers de proximité, comité de direction, RH ou élus. Il bâtit les exercices sur les situations de travail recueillies avant la session, rendues anonymes. Il aide chaque manager à séparer ce qu'il peut changer dans son équipe de ce qui relève de la direction, de l'accord d'entreprise ou du CSE.

Avis des participants

4,8/5

Moyenne Movea, toutes formations confondues

Méthode de mesure

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) ?
La QVCT est une démarche collective qui cherche à améliorer le travail et les conditions dans lesquelles il se fait, pour la santé des salariés et pour la performance de l'organisation. L'Anact la découpe en six sujets : organisation et contenu du travail, projet d'entreprise et management, égalité, dialogue social et professionnel, compétences et parcours, santé et prévention. Son principe de base : donner à chacun la possibilité de s'exprimer sur son travail et d'agir dessus.
Quelle différence entre QVT et QVCT ?
La QVT a été définie par un accord national interprofessionnel du 19 juin 2013. L'accord du 9 décembre 2020 sur la santé au travail a ajouté les conditions de travail à l'intitulé. La loi du 2 août 2021 a repris le terme dans le Code du travail, avec une entrée en vigueur le 31 mars 2022. Pour l'Anact, cet ajout corrige une dérive : beaucoup de démarches QVT s'étaient concentrées sur des à-côtés du travail et avaient laissé de côté la charge, l'autonomie ou la coopération.
La négociation sur la QVCT est-elle obligatoire ?
Oui, dans les entreprises où existent une ou plusieurs sections syndicales d'organisations représentatives. Selon l'article L2242-1, l'employeur doit y engager au moins tous les quatre ans une négociation qui couvre l'égalité professionnelle et la QVCT. En l'absence d'accord de méthode qui fixe un autre rythme, elle a lieu chaque année (article L2242-13). Dans une PME sans représentants, l'accord de 2020 invite à traiter le sujet par un dialogue direct entre salariés, encadrement et employeur.
Quelles obligations encadrent le droit à la déconnexion ?
Le 7° de l'article L2242-17 inscrit la déconnexion et la régulation des outils numériques dans la négociation QVCT. Sans accord signé, une charte écrite par l'employeur, après consultation du CSE, en fixe les modalités. Elle doit aussi organiser la formation et la sensibilisation des salariés, des managers et de la direction à un usage raisonnable du numérique. La session aide l'encadrement à appliquer ces règles dans le quotidien de l'équipe.
Quelle différence avec les formations risques psychosociaux et burn out ?
La formation risques psychosociaux traite la prévention obligatoire : facteurs de risque, document unique, repérage et orientation. La formation burn out apprend à voir l'usure d'un collaborateur et à en parler avec lui. La formation QVCT prend un angle préventif : améliorer l'organisation, la reconnaissance et le dialogue dans l'équipe avant qu'une difficulté ne s'installe. Pour l'INRS, la prévention des RPS doit précéder toute démarche de qualité de vie au travail.
Une salle de sport ou des corbeilles de fruits relèvent-elles de la QVCT ?
Ces avantages améliorent le confort et plaisent souvent aux salariés. L'Anact précise qu'ils ne changent pas durablement la façon de travailler et ne donnent pas de sens au travail. Une étude danoise parue en 2017 auprès de plus de 10 000 salariés va dans le même sens : le soutien des supérieurs, celui des collègues et l'influence sur son travail comptent bien plus pour la satisfaction au travail que les offres de promotion de la santé.
Qu'est-ce qu'un espace de discussion sur le travail ?
Un espace de discussion sur le travail est un temps organisé où une équipe parle de son travail réel (difficultés, aléas, charge, qualité attendue) puis décide de ce qu'elle modifie. L'Anact le recommande dans les démarches QVCT et pose cinq conditions : un cadre partagé, la parole de chacun, des temps dédiés, des sujets précis, un lien avec la décision. Le manager en est souvent l'animateur, ou le destinataire des propositions.
Quels indicateurs suivre dans une démarche QVCT ?
Deux familles se complètent. Les indicateurs de fonctionnement viennent des données RH : absentéisme, départs, heures supplémentaires, formation. Les indicateurs de perception viennent des salariés, par questionnaire ou en réunion : charge ressentie, reconnaissance, possibilité de faire un travail de qualité. Une expérimentation se suit avec deux ou trois indicateurs fixés au départ. Le référentiel de l'Anact demande que la démarche et ses effets soient évalués puis partagés avec les salariés.
Qui anime la formation QVCT ?
L'animation revient à un formateur du réseau Movea qui intervient sur des démarches QVCT. Movea le sélectionne au cadrage, en tenant compte de votre secteur et des personnes inscrites. Son nom et son parcours vous sont communiqués avant que la convention soit signée.
Comment se déroulent les 14 heures de formation ?
La session compte deux jours de sept heures. Jour 1 : comprendre la démarche, puis lire le travail de l'équipe avec les six sujets de l'Anact. Jour 2 : pratiquer l'échange sur le travail, écrire des règles de déconnexion, choisir une expérimentation et ses indicateurs. En intra, vous pouvez espacer les deux jours de quelques semaines, le temps de tester un premier échange en équipe.
Quel budget prévoir et qui peut le financer ?
Comptez 3 960 € HT pour les deux jours, quel que soit le nombre de participants jusqu'à douze, soit 1 980 € HT la journée. Une entreprise de moins de 50 salariés peut présenter la session à son OPCO, qui finance parfois la totalité des frais pédagogiques selon la branche. Les structures plus grandes l'inscrivent dans leur budget formation. Movea rédige avec vous la demande de prise en charge.
Peut-on suivre ce travail en accompagnement individuel ?
Oui, en coaching one to one facturé 1 980 € HT la journée, sur place ou en visio. Le nombre de séances se décide avec vous. Ce format sert le dirigeant de PME qui lance une démarche QVCT, ou le DRH qui se prépare à négocier l'accord. Quand il s'agit de faire évoluer toute une ligne managériale, la session de groupe garde l'avantage.
Peut-on utiliser le CPF ?
Non. L'employeur commande la session pour ses équipes, en intra. Le financement passe par l'OPCO ou par l'entreprise elle-même, et les droits CPF de chaque salarié restent intacts.
Comment vérifier ce que les managers ont retenu ?
Le dernier jour, un questionnaire teste les notions vues et recueille l'avis de chacun sur la session. Au fil des exercices, le formateur note avec une grille la façon dont chaque participant anime un échange. Au bout de trois mois, Movea interroge les managers sur l'avancée de leur expérimentation et sur ce que disent leurs indicateurs.

La QVCT, améliorer le travail de l'équipe là où il se fait

La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) est une démarche collective qui améliore le travail et ses conditions de réalisation, pour la santé des salariés et la performance de l'organisation. En deux journées, Movea prépare les managers à jouer leur rôle dans cette démarche : organiser la charge, reconnaître le travail fait, laisser des marges de manœuvre, protéger les temps de repos, faire parler l'équipe de son travail.

Le sigle est né avec un accord signé par les partenaires sociaux le 9 décembre 2020, consacré à la prévention et à la santé au travail. La loi du 2 août 2021 l'a ensuite inscrit dans le Code du travail.

Trois données récentes situent l'enjeu pour l'encadrement :

  • D'après les résultats publiés le 9 septembre 2026 par la Dares (enquête Conditions de travail 2024-2025), 82 % des salariés ressentent souvent ou toujours la fierté du travail bien fait. La hausse atteint dix points depuis 2016. Pourtant, un salarié sur quatre estime ne pas disposer d'assez de temps pour bien faire son travail.
  • Au printemps 2026, Toluna a interrogé 1 101 managers pour un sondage commandé conjointement par l'Anact et le groupe Malakoff Humanis. 86 % d'entre eux jugent important d'avoir plus de moyens pour reconnaître le travail de leurs collaborateurs, et 53 % disent avoir du mal à concilier vie professionnelle et vie personnelle.
  • En 2025, une consultation de l'Anact sur le dialogue au travail a reçu plus de 2 600 réponses. Quatre répondants sur dix parlent rarement, ou jamais, de l'organisation de leur travail. Parmi les raisons citées figure un manager peu à l'aise (45 %). L'Anact précise que les répondants ne forment pas un échantillon représentatif.

Les salariés veulent faire un travail de qualité, et les conditions ne suivent pas toujours. Le manager de proximité a prise sur une partie de ces conditions. L'accord de 2020 le formule simplement : « la place des managers est centrale ».

De la QVT à la QVCT : ce que l'accord de 2020 a changé

L'accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 a donné la première définition française de la qualité de vie au travail. L'INRS en rappelle le contenu dans une fiche de novembre 2025 : un sentiment de bien-être au travail, perçu par chacun et par le collectif, qui tient à l'ambiance, à l'intérêt du travail, à l'autonomie, à la reconnaissance ou au droit à l'erreur. Cet accord n'est plus en vigueur depuis 2017. Sa définition reste un repère.

Sept ans après, les partenaires sociaux ont tiré le bilan des démarches engagées. D'après l'Anact, beaucoup s'étaient centrées sur des « à-côtés du travail » et avaient laissé de côté la charge, l'intérêt du travail, l'autonomie ou la coopération. L'accord du 9 décembre 2020 ajoute donc les conditions de travail à l'intitulé. La loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 reprend ce terme dans le Code du travail, avec effet au 31 mars 2022. Le sigle QVT reste très employé, et une formation QVT couvre aujourd'hui le même champ.

Les entreprises parlent aussi de bien-être au travail. L'INRS distingue les deux notions. Le bien-être au travail désigne le ressenti de chacun et ne crée aucune obligation légale. La QVCT vise l'organisation du travail, et elle fait partie de la négociation obligatoire.

Dans les entreprises qui comptent une ou plusieurs sections syndicales d'organisations représentatives, l'employeur engage au moins tous les quatre ans une négociation sur l'égalité professionnelle et la QVCT (article L2242-1). L'article L2242-17 en liste les thèmes. Trois d'entre eux concernent directement l'encadrement :

  • l'articulation entre la vie personnelle et la vie professionnelle (1°) ;
  • la parole directe et collective des salariés sur leur travail (6°) ;
  • la déconnexion et l'encadrement de l'usage des outils numériques (7°).

Dans une PME sans représentants du personnel, l'accord de 2020 propose d'aborder la QVCT par un dialogue direct entre les salariés, leurs responsables et l'employeur. La formation prépare les managers à tenir ce rôle.

Quand former vos managers : les signaux côté entreprise

Plusieurs situations montrent que l'encadrement a besoin d'une méthode commune pour améliorer les conditions de travail :

  • un accord QVCT a été signé, ou une charte de déconnexion diffusée, et le quotidien des équipes n'a pas bougé ;
  • les actions rangées sous l'étiquette « bien-être » (ateliers, conférences, offres sportives) attirent peu de monde, et les plaintes sur la charge continuent ;
  • les messages arrivent le soir et le week-end, et personne ne sait qui doit poser la règle ;
  • un changement se prépare (télétravail, nouveau logiciel, déménagement, nouveaux horaires) et les équipes demandent à être consultées ;
  • les réunions d'équipe portent sur les chiffres et les plannings, jamais sur la manière de travailler.

Avant la session, un premier échange a lieu avec le commanditaire : accord ou charte en place, résultats d'un baromètre interne, projets en cours. Chaque participant décrit ensuite par écrit une ou deux situations de travail de son équipe, rendues anonymes. Ces cas servent de matière aux exercices des deux journées.

Ce qui relève du manager dans la QVCT

La direction fixe le cadre : moyens, effectifs, accord d'entreprise. Le manager organise le travail au jour le jour. Le tableau sépare les deux niveaux pour les thèmes travaillés en session.

ThèmeMarge d'action du managerCe qu'il fait remonter
Organisation et chargeRépartir les dossiers d'après la charge réelle, clarifier qui fait quoi, arbitrer les prioritésUn sous-effectif durable, des objectifs fixés sans les moyens correspondants
ReconnaissanceDire précisément ce qui a été bien fait, associer l'équipe aux résultatsLes écarts de rémunération ou de parcours signalés par l'équipe
AutonomieLaisser chacun régler les incidents courants, discuter des modes opératoiresLes procédures qui bloquent le travail
Déconnexion et horairesFixer des plages de joignabilité, différer les envois, tenir compte des imprévus familiauxLes besoins d'aménagement que l'accord ne couvre pas
Dialogue sur le travailPrévoir un temps régulier pour parler des difficultés et déciderLes propositions qui dépassent son périmètre

Organisation du travail et charge

La Dares appelle « qualité empêchée » la situation où les moyens manquent pour bien travailler. Un quart des salariés manque de temps, un tiers manque de collègues. La charge se discute avec l'équipe, sur des cas précis. Un point hebdomadaire sur la répartition des dossiers rend les déséquilibres visibles avant qu'ils ne s'installent.

Reconnaissance

La reconnaissance au travail est le fait de montrer à une personne que son travail a été vu et qu'il compte, par des mots, des moyens ou des perspectives. Le sondage mené auprès des managers au printemps 2026 le confirme : la grande majorité d'entre eux réclame plus de moyens pour reconnaître le travail de leurs équipes (rémunération, formation, parcours). La session travaille la part qui dépend d'eux : le retour précis sur un travail réalisé, le mérite rendu en réunion, la défense d'un dossier d'évolution. L'article de Movea sur le feedback constructif décrit la méthode SBI, utilisée en session. Celui sur le modèle de Maslow appliqué au travail présente cette hiérarchie des besoins, ses critiques et la théorie des deux facteurs de Herzberg.

Autonomie et marges de manœuvre

En 2024, selon la Dares, 41 % des salariés cumulent au moins deux facteurs qui limitent leur autonomie dans l'organisation du travail. La proportion recule de trois points depuis 2016. Elle progresse chez les employés peu qualifiés. À organisation constante, le manager peut élargir les marges de manœuvre : laisser l'équipe régler les incidents courants, discuter des modes opératoires, confier un dossier de bout en bout.

Droit à la déconnexion et équilibre des temps

Le droit à la déconnexion permet à un salarié de ne pas se connecter à ses outils professionnels hors de ses heures de travail. L'article L2242-17 en fait un thème de la négociation QVCT. En l'absence d'accord, une charte de l'employeur organise ce droit et prévoit de former l'encadrement. Le baromètre d'AG2R La Mondiale paru en octobre 2025 (enquête Occurrence, groupe Ifop, menée en juin auprès de 2 704 actifs) donne la mesure : la moitié des actifs se reconnecte en dehors des heures de travail, et 53 % pensent que leur entreprise ne propose aucun dispositif face à l'hyperconnexion.

Les envois du manager servent de modèle à l'équipe. En session, chaque participant écrit les règles qu'il proposera chez lui : horaires où l'on peut être joint, messages programmés pour le lendemain, traitement des vraies urgences. L'équilibre des temps passe aussi par les horaires et les absences imprévues. Selon la Dares, 10 % des salariés ne peuvent pas s'absenter en cas d'imprévu familial ou personnel. L'article sur le stress en télétravail détaille le cadre légal pour les équipes à distance, et la formation gestion du temps traite l'organisation personnelle des priorités.

Le dialogue sur le travail

L'article L2281-1 reconnaît aux salariés le droit de s'exprimer directement et collectivement sur le contenu de leur travail, ses conditions d'exercice et son organisation. Les espaces de discussion sur le travail (EDT) organisent cette parole à l'échelle de l'équipe. L'Anact les recommande dans les démarches QVCT et fixe cinq conditions pour qu'ils aient des effets :

  1. un cadre clair et connu de tous : quand, avec qui, sur quels sujets ;
  2. la parole de chacun, puisque chaque membre de l'équipe connaît une part du travail réel ;
  3. un temps dédié, inscrit dans l'organisation ;
  4. un sujet précis, tiré d'une difficulté de terrain ;
  5. un lien avec la décision, pour que chaque proposition reçoive une réponse.

L'Anact observe que les managers réclament souvent eux-mêmes ces espaces. Ils craignent surtout d'en être tenus à l'écart, ou d'avoir à les animer sans les moyens adaptés.

Prenons un cas fictif. Hugo encadre huit gestionnaires dans un service client. Les réponses en retard s'accumulent chaque lundi. Il consacre trente minutes de la réunion d'équipe à la question. L'équipe constate que toutes les demandes du week-end arrivent sur la même boîte et propose de les répartir par ordre d'arrivée, à l'essai pendant un mois. Mélanie, responsable RH, suit avec lui deux indicateurs : le délai de réponse et les heures supplémentaires du lundi.

La méthode de l'Anact en quatre étapes

L'accord de 2020 recommande aux entreprises une méthode de l'Anact, saluée pour son caractère « pragmatique et progressif ». Elle compte quatre étapes. Toutes s'appuient sur le dialogue social, le dialogue professionnel et la participation des salariés.

ÉtapeCe qui se passeRôle du manager
Concevoir la démarcheDirection et représentants fixent les enjeux, le pilotage et le périmètreFaire remonter les sujets de son équipe
Partager un diagnosticEntretiens, documents et indicateurs servent à choisir les priorités ensembleRecueillir des situations de travail, animer un échange
ExpérimenterUne action est testée sur un service ou une équipeConduire le test, noter ce qui fonctionne et ce qui bloque
PérenniserBilan, suivi des indicateurs, diffusion des enseignementsPrésenter les résultats, ajuster avec l'équipe

L'Anact range les thèmes de la démarche en six sujets : organisation, contenu et réalisation du travail ; projet d'entreprise et management ; égalité au travail ; dialogue social et professionnel ; compétences et parcours professionnels ; santé au travail et prévention. Les managers interviennent surtout sur les deux premiers et sur le dialogue professionnel. La formation les entraîne à conduire l'étape d'expérimentation dans leur équipe.

Suivre la démarche avec quelques indicateurs

Un indicateur QVCT sert à constater un changement et à en parler avec l'équipe. L'INRS classe les données utiles en deux familles. La première décrit le fonctionnement de l'entreprise : temps de travail, mouvements du personnel, relations sociales, formation, organisation. La seconde concerne la santé et la sécurité : accidents du travail, maladies professionnelles, activité du médecin du travail. Une démarche QVCT y ajoute la perception des salariés.

FamilleExemplesOù les trouver
FonctionnementAbsentéisme, départs, horaires atypiques, heures supplémentairesBilan social, paie, logiciel RH
Santé et sécuritéAccidents du travail, visites spontanées au médecin du travailRegistre des accidents, bilan annuel du médecin du travail
PerceptionCharge ressentie, reconnaissance, possibilité de faire un travail de qualitéQuestionnaire court, échange en équipe

Pour l'absentéisme, le baromètre 2026 d'AG2R La Mondiale donne un ordre de grandeur. Sur 50 276 entreprises du secteur privé, le taux moyen atteint 5,23 %, et les arrêts de plus de trois mois représentent 56 % des absences. Une expérimentation se suit avec deux ou trois indicateurs fixés au départ. Le référentiel de l'Anact prévoit que la démarche et ses effets soient évalués et partagés.

Avantages et animations : ce qui reste hors du champ de la QVCT

Massages, cours de sport, corbeilles de fruits, décoration des bureaux : l'Anact leur reconnaît un intérêt. Elle ajoute qu'ils n'améliorent pas durablement les façons de travailler et ne donnent pas de sens au travail. Une journée bien-être isolée laisse aussi en place la charge et l'organisation qui pèsent sur l'équipe.

La recherche va dans le même sens. En 2017, une étude parue dans le Scandinavian Journal of Public Health a porté sur 10 427 salariés danois. Le soutien des supérieurs, celui des collègues et l'influence sur son travail y sont les facteurs les plus liés à la satisfaction au travail. Les offres de promotion de la santé jouent un rôle mineur. Le titre de l'article le résume : la satisfaction au travail dépasse la corbeille de fruits.

L'INRS apporte une autre précision. Lancer une démarche QVT ne garantit pas la baisse des facteurs de risques psychosociaux, et la prévention des RPS reste un passage obligé. L'article qui compare cohésion et team building fait le même constat pour les journées d'équipe.

Ces animations gardent leur place dans une semaine dédiée à la QVCT, en complément d'un travail sur l'organisation. Movea propose aussi des conférences pour ouvrir ce type d'événement.

QVCT, risques psychosociaux ou burn out : quelle formation choisir ?

Ces trois fiches traitent de santé au travail, à des échelles différentes. La fiche RPS couvre la prévention obligatoire et la place de chaque acteur. La fiche burn out apprend à repérer un collaborateur qui s'épuise. Celle-ci prend l'angle préventif : améliorer les conditions de travail de l'équipe avant qu'une difficulté ne s'installe.

QVCT (cette fiche)Risques psychosociauxPrévention du burn out
Situation de départUn accord ou une charte QVCT à faire vivre, des actions bien-être sans effet, un changement à préparer avec l'équipeUn document unique muet sur les RPS, un signalement du CSE ou de la médecine du travail, une réorganisation mal vécueUn collaborateur qui s'use : il se retire, commet des erreurs rares chez lui, enchaîne les arrêts courts
Objectif principalAgir sur la charge, la reconnaissance, l'autonomie et la déconnexion, animer le dialogue sur le travail, expérimenterClasser les situations dans les six familles de facteurs, alimenter le DUERP, repérer puis orienterReconnaître l'épuisement, conduire un entretien de signal faible, orienter vers la santé au travail
Public typeManagers, RH et chargés de QVCT, dirigeants de PME, élusEncadrement, RH, élus et référents, dirigeants de petites entreprisesEncadrement, RH, direction, représentants du personnel
Repères travaillésSix sujets et démarche en quatre étapes de l'Anact, espaces de discussion sur le travailRapport Gollac, trois niveaux de prévention, sécurité psychologiqueModèle de Maslach, grille de signaux, entretien en trois temps

Pour une personne qui doit d'abord faire baisser sa propre tension, la fiche gestion du stress convient mieux. L'usure par l'ennui ou par la perte de sens fait l'objet d'un article sur bore-out et brown-out. Pour les hôpitaux, cliniques et établissements médico-sociaux, la page santé et médico-social rassemble des repères sectoriels.

Déroulé : cadrage, deux jours, suivi à trois mois

Douze salariés de votre entreprise au maximum suivent la session. Elle se tient sur votre site, n'importe où en France, ou en visio. Réunir des managers de plusieurs services aide à comparer les pratiques. La présence d'un élu du CSE ou de la personne chargée de la QVCT relie les décisions d'équipe à l'accord d'entreprise. Un dirigeant qui préfère avancer seul dispose du même contenu en coaching individuel.

Jour 1 : les repères, avec la définition, le cadre légal, les six sujets et les marges d'action du manager. Jour 2 : la pratique, avec l'animation d'un échange sur le travail, l'écriture de règles de déconnexion et le choix d'une expérimentation. Chacun repart avec son expérimentation, ses indicateurs et sa date de bilan. Trois mois après, un appel de suivi permet d'en faire le bilan.

Financer la formation QVCT

Le prix est fixé pour le groupe : 3 960 € HT les deux jours, 1 980 € HT par jour.

Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent demander à leur OPCO une prise en charge sur les crédits du plan ; certaines branches remboursent l'intégralité des coûts pédagogiques. Au-delà, l'entreprise paie la session sur son propre budget. Une formation intra ne mobilise pas le CPF.

Votre service RH reçoit de Movea la convention, le programme détaillé et les pièces Qualiopi pour la demande de financement. D'autres thèmes figurent au catalogue Movea. En bas de page, la liste des références reprend les sources de cette fiche : Anact, accord national interprofessionnel du 9 décembre 2020, Code du travail, Dares, INRS, sondage Toluna pour l'Anact et le groupe Malakoff Humanis, baromètres d'AG2R La Mondiale, Scandinavian Journal of Public Health.

Sources et références